Résumé

J. Bergson Revue des Deux Mondes

La vie et le mouvement se communiquèrent bientôt aux autres parties de la Belgique. Bruges et Gand virent renaître ces temps glorieux du XVe siècle, où elles étaient les premières villes industrielles du Nord. Après quinze ans d’efforts, Guillaume, profondément versé dans la science économique, était parvenu à faire partager à son royaume, et surtout aux provinces belges ce goût des vastes spéculations qui l’animait lui-même, et, de l’aveu des adversaires de ce prince, la Belgique n’avait jamais joui d’une prospérité plus complète que depuis sa réunion à la Hollande.
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J. Bergson Revue des Deux Mondes

Amsterdam se sont relevées à ses dépens : les rues d’Anvers sont tristes et désertes, les chantiers sont inoccupés ; le port est sans vie et sans mouvement. Les étrangers n’y viennent plus que pour admirer les merveilles de l’art flamand, les belles toiles de Rubens et la masse imposante de la cathédrale, dont la flèche apparaissait comme un phare aux navires qui arrivaient en Europe chargés des riches cargaisons de Java. Devant le morne aspect d’Anvers, l’esprit se reporte involontairement à une autre ville, comme elle reine jadis et comme elle déchue.
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J. Bergson Revue des Deux Mondes

Lors de la renaissance de notre indépendance, le montant de notre dette avait été réduit au tiers. Les rentes s’élevaient alors à 13 millions de flor. La riche et industrieuse Belgique fut réunie à nous ; que ne pouvait-on pas attendre des finances d’un pareil état ? Quelques désastres imprévus exigèrent à la vérité des dépenses extraordinaires, mais pas au-dessus de nos forces, et le gouvernement, avec de l’ordre et de l’économie, aurait pu, dans l’espace de quinze ans, sinon éteindre entièrement, au moins diminuer la dette de moitié.
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