Jean-Honoré-François Revel

Résumé

Jean-Honoré-François Revel Buonaparte et Murat, ravisseurs d'une jeune femme… (1815)

Je fais vendre mon ouvrage, parce que, grâce à Buonaparte et Murat, à leurs complices, à ma femme et à sa famille, j'ai été ruiné ; parce que, pendant les dix ans de persécutions que j'ai éprouvées, j'ai contracté des dettes, et qu'il est plus honorable de vouloir payer ses créanciers , que de demeurer insolvable par fausse pudeur. Les honnêtes gens ne me blâmeront pas d'offrir au public un livre qui perpétuera la mémoire d'un crime incontestable commis par deux hommes célèbres par leurs forfaits , et dont tout bon Français doit vouer les noms à l'exécration des siècles.
Source : Gallica

Jean-Honoré-François Revel Buonaparte et Murat, ravisseurs d'une jeune femme… (1815)

On me prie d'assurer la tranquillité et le bonheur de ma femme aux dépens des intérêts de mon coeur et de mon amour propre ? Il faut que je fasse le sacrifice de mon épouse, parce qu'elle entrevoit le bonheur autre part qu'au près de moi, hors des liens qui nous unissent ! Sans moi , ce bonheur , cette tranquillité, ne peuvent s'obtenir ; et aux yeux de madame Campan et d'Eléonore , je suis comptable envers elles de la non réussite de leurs desseins !
Source : Gallica

Jean-Honoré-François Revel Buonaparte et Murat, ravisseurs d'une jeune femme… (1815)

Si un couple était opulent, la richesse ne faisiat pas le bonheur ! Si une fille de haut rang avait donné sa main à un favori de Buonaparte, la noblesse acquise par la valeur valait bien celle que donner la naissance ! Elle émit ainsi finement quelques opinions qui provoquaient les miennes. Le mari, moins délié citait l'argent comme le mobile du mariage; mais il suffisait, suivant lui que la fortune se trouvat chez l'un des époux.
Source : Gallica

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