Résumé

La Presse daté du 16 mars 1883

L’Église, il est vrai, n’impose point aux hérétiques autres que les libres-penseurs le personnel et les emblèmes qui servent aux catholiques ; il n’en est pas moins humiliant pour les juifs et les protestants d’être obligés de recourir aux fabriques de leur ennemie pour leur propre enterrement. Quant aux libres-penseurs, on sait quelle lutte ils ont à soutenir toutes les fois qu’un des leurs rentre dans le néant sans avoir nettement exprimé ses dernières volontés ; l’Église s’empare de son cadavre et il est bien difficile de le lui faire lâcher.
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La Presse daté du 16 mars 1883

Le mort ne les entend pas, et cela ne lui fait ni bien ni mal, à coup sûr ; mais ces chants et cet appareil froissent les amis qui partagent les idées philosophiques du défunt. C’est une mensonge d’autant plus déplaisant que l’Église catholique compte ses adhérents par le nombre de gens qu’elle baptise et qu’elle enterre, ce qui en comptant les libres-penseurs portés en terre catholiquement, mais malgré eux, permet de dire que la religion catholique est celle de la majorité des Français.
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La Presse daté du 16 mars 1883

PARIS, 16 MARS 1883 LE MONOPOLE DES FABRIQUES Nous avons applaudi à la décision de la Chambre qui, dans la future loi municipale a dispensé les communes de toutes les dépenses du culte qui ne concerneraient point l’entretien des immeubles leur appartenant. C’est là une réforme importante qui fera de la liberté de conscience une vérité, les communes où la majorité n’est point catholique n’étant plus obligées d’entretenir les ministres d’un culte qu’elle réprouve.
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