Résumé

Les Zenboudj de sidi Ia'qoub (le Bois Sacré… (1863)

Il n'est point de peuple qui commette l'anachronisme avec un plus candide aplomb que le peuple arabe; aussi, est-ce une difficulté sérieuse de démêler l'histoire du conte, et le vrai du faux. Est-ce la un bien grand mal après tout? Nous ne le pensons pas; car la fiction a, généralement, plus d'attraits que la vérité. Néanmoins, emporté par la curiosité, par l'esprit d'investigation, nous avons voulu savoir ce qu'était Sîdî Ia'qoub, en quel temps il vivait; nous avons voulu connaître les causes de la profonde vénération dont il est encore l'objet autour de Blida.
Source : Gallica

Les Zenboudj de sidi Ia'qoub (le Bois Sacré… (1863)

Le blockhaus se tait toujours. L'ennemi, arrêté un instant par la berge à pic de la rive droite, se masse et s'enlasse au-dessous de la redoute ; quelques Qabils, qui. à la faveur des oliviers et des figuiers de Barbarie, ont pu tourner le blockhaus adroite et à gauche, accourent pour tenter le passage du fossé en se faisant un poiif de leurs madriers, ou en comblant l'obstacle avec des fascines; quelques têtes apparaissent, en même temps, au-dessus des berges; le blockhaus est toujours silencieux. Les masses s'élèvent et enveloppent la redoute pareilles aux vagues envahissant un écueil.
Source : Gallica

Les Zenboudj de sidi Ia'qoub (le Bois Sacré… (1863)

Quelques-uns n'ont plus que la peau et les os, et ne paraissent se soutenir que par un prodige d'équilibre; ils portent, pour la plupart, les nodosités, les gibbosités, les verrues, ces infirmités de toutes les vieillesses, et les traces ineffaçables de la guerre : les uns montrent orgueilleusement leurs membres amputés, les autres leurs troncs troués par les balles, déchiquetés par la hache de nos soldats, ou brûlés pour les besoins du bivouac. Barbares que nous sommes! incendier, détruire en moins d'une heure des arbres qui ont mis des siècles pour pousser!
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature