Résumé

Livre d'or du 21e régiment d'infanterie coloniale (1920)

Ebranlé par l'irrésistible choc, l'ennemi recule partout en désordre. Le régiment, à qui la journée d'Ecriennes a coûté 19 officiers et 862 hommes hors de combat, veut prendre part à la poursuite.
Pour venger les morts, pour châtier les crimes inutiles et lâches dont les preuves s'accumulent à chaque pas sur le lamentable calvaire de ruines, d'incendies et de sang jalonnant les rudes étapes de la retraite, qu'ils vont parcourir en sens inverse, farouches, oublieux de leurs fatigues, tous repartent en avant, sans reprendre haleine, et talonnent les hordes en déroute.
Source : Gallica

Livre d'or du 21e régiment d'infanterie coloniale (1920)

De leur côté, les Sénégalais font 50 prisonniers et enlèvent quatre mitrailleuses, dont ils ont anéanti les servants dans un sanglant corps-à-corps.
La nuit tombe, mais la bataille n'est pas finie. Le terrain conquis s'organise, les liaisons s'établissent vaille que vaille, malgré le feu rasant des mitrailleuses balayant les pentes et le bombardement violent de l'artillerie ennemie qui paraît vouloir appuyer des contre-attaques : nos tirs de contre-préparation empêchent celles-ci de se déclancher. Au petit jour, les tentatives ennemies se renouvellent et l' assaillant subit de lourdes pertes.
Source : Gallica

Livre d'or du 21e régiment d'infanterie coloniale (1920)

Le commandant Mathieu est tué ; son adjudant-major, le capitaine de Bazelaire prend le commandement.
Sous un feu d'enfer, nos fractions d'assaut tentent inutilement de s'ouvrir un passage a la cisaille.
Leurs efforts reconnus vains, les sections font demitour, alignées et au pas, comme à la manœuvre ; elles rejoignent leurs unités, cependant qu'entre les lignes, assis à terre, au milieu des balles qui sifflent de tous
côtés, le sous-lieutenant Girard et le sergent Devin établissent posément le croquis des positions ennemies.
Source : Gallica

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