Résumé

Louis Phelippe-Beaulieux Monographie du prieuré de Notre-Dame de Bois-Garand sur la commune de Sautron… (1865)

Le fief et domaine de Bois-Garand, jadis sous bois, landes, prés, terres labourables, s'étendait en Sautron avec ses annexes en Vigneux. Il était renommé pour sa fertilité naturelle et ses vallons toujours verdoyants, ombragés de chênes, d'aulnes et de saules, et ses collines couvertes de riches moissons. On assure que les orages ne s'y font jamais sentir, et les habitants prétendent même que le tonnerre n'y est jamais tombé.
Source : Gallica

Louis Phelippe-Beaulieux Monographie du prieuré de Notre-Dame de Bois-Garand sur la commune de Sautron… (1865)

Ces bonnes gens, dans leur naïf et vieux langage, prétendent que la Chapelle ou l'Oratoire de Bois-Garand, dont ils font remonter la fondation jusqu'à l'antiquité la plus reculée, a été vénéré, en Bretagne, de tous les temps, pour ses ermites, ses merveilleux et surprenants miracles, ses pèlerinages, et, surtout, les processions, si belles et si variées au temps de nos ducs, et le grand pardon du 2 juillet, jour de la fête du Prieuré! « Ah! si » vous aviez vu, s'écrient quelquefois ces bons vieillards,
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Source : Gallica

Louis Phelippe-Beaulieux Monographie du prieuré de Notre-Dame de Bois-Garand sur la commune de Sautron… (1865)

En effet, les historiens remarquent que les hommes, en tous les temps et en tous les pays, ont coutume d'adresser à Dieu leurs prières sur les lieux mêmes où venaient prier leurs pères. C'est ainsi que Saint-Pierre de Rome a été édifié sur l'emplacement consacré aux faux dieux, avec les débris des temples païens; que Notre-Dame de Paris a remplacé les dolmens celtiques sur les bords
de la Seine, et que Saint-Pierre de Nantes, dominant le cours de la Loire, s'élève sur la colline qui fut destinée tour-à-tour aux mystères des druides et au culte de Volianus.
Source : Gallica

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