Résumé

Ernest Tauzin Monographie de Saint-Xandre : Charente-Inférieure (1895)

Au premier plan, le svelte et gracieux clocher de Puilboreau, les tours de La Rochelle, seuls restes des églises détruites par les protestants et des fortifications rasées par Louis XIII et Richelieu, se détachent sur le fond miroitant du pertuis d'Antioche, que limite l'île d'Oleron et qu'éclairent, le soir, les nombreux phares de toutes ces côtes.
La commune de Saint-Xandre était encore, il y a quinze ans à peine, presque toute couverte de vignes. Depuis l'invasion du phylloxéra, on n'y cultive plus que des blés et des légumes, ce qui a augmenté la nudité d'un pays déjà trop déboisé.
Source : Gallica

Ernest Tauzin Monographie de Saint-Xandre : Charente-Inférieure (1895)

Désormais le pays d'Aunis entre définitivement dans l'histoire, à la suite de la commune rochelaise. Sortant de son obscurité séculaire, ce coin de terre va devenir le théâtre des plus grands événements militaires et politiques ; il sera comme le champ-clos où se rencontreront les armes de France et d'Angleterre. La Rochelle sera la clef de la France que se disputeront les deux nations ennemies, en attendant que les guerres de religion en fassent la citadelle du protestantisme et livrent le pays à la dévastation.
Source : Gallica

Ernest Tauzin Monographie de Saint-Xandre : Charente-Inférieure (1895)

Il faut faire une différence d'un lieu ou le vin est la principale denrée et qui n'a ni foire ni marché en réputation, qui vend tout au dehors, d'avec celui qui a ces avantages, tel que Marans, aujourd'hui Daligre, qui n'a pas un sep de vigne. Dans le premier lieu, c'est le cultivateur qui paye ces droits; dans le second, c'est le consommateur. Saint-Xandre est ce premier lieu, sa principale denrée est le vin, tout se vend au dehors, il n'a ni foire ni marché en réputation pour consommer ses vins.
Source : Gallica

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