Résumé

Louis de Combes Un procès criminel contre un gentilhomme… (1871)

Par malheur le chemin que les deux voyageurs suivaient passait près de la place, lieu de la fête. La journée touchait à sa fin. Les quelques pâtres envoyés aux champs revenaient avec leurs troupeaux. Les personnes d'un âge mûr devisaient en regardant se divertir la jeunesse. Et « fillettes et garçons » sautaient avec entrain.
La collation, chez Chalamon, avait dû prendre les proportions d'un dîner car le seigneur de Glareins, l'œil allumé, la parole haute, arrivait au grand galop de son cheval en criant à tue-tête : « Je veux danser un branle ! je veux danser un branle! »
Source : Gallica

Louis de Combes Un procès criminel contre un gentilhomme… (1871)

Il resta sur le champ de bataille le chapeau et la perruque du seigneur, la coiffure de Jeanne Rousset et frère Gervais, baigné de sang.
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Les événements dont je viens de faire le récit n'ont pas de valeur historique et cependant ils me paraissent encore dignes d'intérêt. C'est dans ces minces procès que l'on retrouve mille détails, insignifiants au premier abord et pourtant faisant connaître, mieux que les ouvrages les plus sérieux, les mœurs d'une époque. Qu'importe une victoire de plus ou de moins ! Qu'importe un traité! Ce qui nous intéresse avant tout c'est le caractère de nos aïeux.
Source : Gallica

Louis de Combes Un procès criminel contre un gentilhomme… (1871)

Si l'on ne voit dans les procès de compétence qu'une caste luttant coutre une caste plus privilégiée, son triomphe sera un progrès puisqu'avec elle s'affirment les droits d'une partie plus considérable de la nation.
Les Parlements ont éclipsé par leur éclat ces juridictions obscures. Soyons moins oublieux que les historiens et sachons reconnaître dans les conseillers du Présidial les enfants perdus de cette vaillante armée de penseurs qui, un siècle plus tard, se ralliera autour d'un immortel drapeau : celui de l'égalité civile.
Source : Gallica

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