Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Blanche et noire (3e édition) (1877)

Tout est pour moi reproche secret. Je ne veux pas me soustraire à la grâce qui me poursuit. La bonté de ma grand'mère
m'accable ; l'exemple de ma sœur me confond. Je suis dans un état singulier; je ressemble à un malade qui sent son mal parce qu'il va guérir. Oh oui, je veux guérir! J'en trouverai la force dans la prière, dans les sacrements, et aussi dans ton amitié. Thérèse, je me repose sur toi, tu m'aideras; tu es si bonne et tu connais si bien mon cœur ! Va, le fond en est bien changé ; je ne veux plus être ta pauvre Noire.
« Adieu, « MATTHÉA. »
Source : Gallica

Madame de Stolz Blanche et noire (3e édition) (1877)

Songe que j'ai en moi une ressource de tous les instants, c'est cette pente de mon âme à prendre les choses du bon côté; la chère Matthéa garde l'autre pour elle, malheureusement. Ma grand'mère développe en moi ces tendances en insistant sur des motifs plus élevés. Elle me répète que tout n'est pas perdu quand le confortable manque puisqu'il y a la vie intellectuelle, les jouissances de l'esprit et du cœur, enfin tout ce qui dépend de nous-mêmes plus encore que des circonstances extérieures. Elle n'a pas de peine à me convaincre ; il est en moi d'aimer la vie et d'en être reconnaissante.
Source : Gallica

Madame de Stolz Blanche et noire (3e édition) (1877)

Matthéa pendant ce temps, se répétait à satiété : « Si l'on croit que je m'habituerai à une vie étroite et ennuyeuse, on se trompe ; je deviendrai triste comme un bonnet de nuit et ma santé s'en ressentira; c'est plus fort que moi, et ce n'est pas ma faute puisque j'ai un caractère malheureux. »
Laquelle des deux était la plus à plaindre?
C'était certainement celle qu'on appelait la pauvre Noire. Aussi était-ce de Matthéa que Thérèse se rapprochait le plus souvent. En effet, elle avait besoin, plus que sa sœur, d'être aimée, soutenue.
Source : Gallica

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