Marcelle Tinayre,
Une provinciale en 1830
“ « Naïs !... Naïs ! » Mme du Fargeas cherche sa fille, mais Naïs est partie pour voir la bourrée, avec le jeune coquebin de Planot. Tout le monde se disperse, se retrouve, se regroupe... Naïs a laissé là le bon élève de Saint-Acheul, et elle s’en va, dans l’ombre du parc, cherchant le silence qui apaisera sa fièvre. Son cœur est gonflé d’un chagrin qu’elle ne veut pas nommer, parce qu’il grandirait encore et lui ferait encore plus de mal, si elle osait le définir. Étrange sentiment d’abandon, solitude soudaine de l’âme, au milieu d’une fête, envie de pleurer à grosses larmes enfantines. ”
