Marie-Louise Dromart, Sur le chemin du calvaire (1920)
“ Jeanne Craque, le lutin rieur, avait peur des éléments déchaînés. Quand les Allemands dévalèrent dans le village, elle fut vraiment l'oiseau farouche qui ne sait où se blottir. Elle suivit, la tête dans les mains, le flot des habitants se précipitant dans les galeries du bassin ardoisier de l'Espérance. L'avant-veille de ce jour néfaste, j'avais dis à Jeanne : « Viens donc coudre chez moi, lundi ». Elle m'avait répondu que c'était jour de beurre. Et je n'ai plus revu Jeanne Craque. La tragédie nous a séparées, qui nous a ravi à jamais la sauvageonne au rire embroussaillé... ”
