Résumé

Paul Féval Les parvenus : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)

Madame des Garennes secoua la tête avec lenteur.
– Ne doutez pas de moi, s'écria Peter Bristol, dont la voix glacée faisait en vérité contraste avec la chaleur de ses protestations. J'aurais payé ce moment au prix de toute ma fortune. Si nos manières sont glacées, madame, notre coeur est brûlant.
– Je le sais, murmura l'incomparable Juliee ; vous parlez peu, vous agissez beaucoup.
L'Américain fit comme s'il sentait l'éperon, et saisit la main de la châtelaine en lui disant :
– Il faut cinq heures pour gagner Boulogne, autant pour aller à Londres. Voulez-vous venir avec moi ?
Source : Gallica

Paul Féval Les parvenus : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)

Devant elle, du Taillis était doux comme un de ses moutons normands.
S'il se faisait en face de la puissante souveraine, de l'incomparable Julie, un semblant d'opposition, c'était du côté des femmes. Pour que les femmes soient obéissantes, il faut un roi, non pas une reine.
En lui parlant, madame des Jardins mettait parfois un peu de vinaigre dans son miel ; la tante Noton, quand le cassis réchauffait son courage, lui disait son fait assez bien ; Sophie des Baliveaux avait essayé de l'égratigner plus d'une fois, et la franche Augusta lui avait mis, à l'occasion, son poing sous le nez.
Source : Gallica

Paul Féval Les parvenus : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)

Parlons affaires, maintenant, monsieur Yauthier : voulez-vous devenir honnête homme ?
– Si j'avais un protecteur tel que vous...
– Je veux essayer cette cure et je vous prends à mes gages. Je ne vous cache pas que j'ai besoin de vous. Qu'y a-t-il dans la lettre que vous avez écrite à M. Richard des Garennes ?
– Vous savez, répondit Vauthier avec embarras, il est des positions où l'on croit devoir payer d'audace ; ma lettre frise l'impertinence, et je l'ai calculée de manière à effrayer un peu... sans parler néanmoins de l'huissier ni des traites.
– A merveille ! murmura Robinson.
Source : Gallica

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