Paul Féval, Les parvenus : oeuvres de Paul Féval soigneusement revues et corrigées (1880)
“ Madame des Garennes secoua la tête avec lenteur. – Ne doutez pas de moi, s'écria Peter Bristol, dont la voix glacée faisait en vérité contraste avec la chaleur de ses protestations. J'aurais payé ce moment au prix de toute ma fortune. Si nos manières sont glacées, madame, notre coeur est brûlant. – Je le sais, murmura l'incomparable Juliee ; vous parlez peu, vous agissez beaucoup. L'Américain fit comme s'il sentait l'éperon, et saisit la main de la châtelaine en lui disant : – Il faut cinq heures pour gagner Boulogne, autant pour aller à Londres. Voulez-vous venir avec moi ? ”
