Résumé

Paul Guth La Syphilophobie et son traitement… (1903)

Mais, chez les tarés, chez les dégénérés, chez ceux: dont le système nerveux déjà ébranlé, déjà délabré, n'attend que le coup de massue, chez ceux-là, la syphilis détermine d’emblée une forme grave, elle détermine la phobie la plus confirmée. Et encore ne peut-on affirmer la réalité de cette phobie, qu’au moment meme où l’émotivité anxieuse est tellement fréquente, tellement intense, qu’elle constitue une véritable maladie reléguant loin la cause favorisante ou productrice à laquelle elle était redevable de son apparition.
Source : Gallica

Paul Guth La Syphilophobie et son traitement… (1903)

Nous retrouvons pour les raisons énoncées par Sydenham, que la plupart de nos malades sont des étudiants en médecine, des artistes, des professeurs ou des ingénieurs. En un mot les professions libérales semblent y prédisposer.
N’a-t-on pas tous les jours la preuve que les gens des basses classes, ou plutôt des classes peu cultivées, rudes, ont une sensibilité émoussée, qu’ils ont des perceptions moins vives et moins nettes?
Remarquons pourtant que, lorsque leur esprit est ébranlé par la syphilophobie, il l’est d’autant plus, qu’il est plus rudimentaire et plus primitif.
Source : Gallica

Paul Guth La Syphilophobie et son traitement… (1903)

Dans le cas actuel, la conception qu’on a de la syphilis, tenue par le plus grand nombre pour une maladie honteuse, la longueur de son traitement, les troubles fonctionnels qu’elle occasionne, les difficultés et les dangers qu’elle apporte aux relations tant conjugales que sociales, enfin l’impossibilité meme dans laquelle elle peut mettre un sujet de gagner sa vie : autant de raisons qui ne sont point faites pour encourager ou pour rassurer ceux qui en ont été les malheureuses victimes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature