Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Mystificateurs et mystifiés : histoires comiques (1875)

Il entra majestueusement, la tête haute et l'air superbe, dans le salon où les mystificateurs attendaient que le déjeuner fût servi; il ne regarda personne et n'ôta pas même son chapeau.
Il se promenait en long et en large, les bras croisés derrière le dos, les pans crottés de sa redingote flottant sur ses talons.
Grimod de la Reynière le nomma tout haut à plusieurs reprises, en glissant à l'oreille de chacun le mot de la comédie qui allait se jouer au bénéfice de tous les assistants.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Mystificateurs et mystifiés : histoires comiques (1875)

Nous ne saurions donc dire si la Société des Mystificateurs fut, à son insu, un moyen habile de direction politique dans les mains de la Police, ou si la Police fit tourner à son avantage les libres et capricieuses inspirations de cette Société joyeuse. Toujours est-il que la Mystification que nous nommerons publique, pour la distinguer des autres qui ne sont que particulières et individuelles, devint une sorte de réactif gouvernemental, qui servit à opérer une diversion immédiate dans le courant de l'opinion.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Mystificateurs et mystifiés : histoires comiques (1875)

Or, le peuple, dans tous les siècles, comme dans le nôtre, est sans cesse victime de ses erreurs, surtout de l'amour-propre et de la crédulité, qui en est une suite naturelle. Je veux démontrer, par des faits évidents et matériels, que la simplicité des hommes n'a jamais été plus grande que dans ce siècle prétendu éclairé, où les billets de Law, les convulsionnaires de Saint-Médard, la philosophie de Saint-Martin, la baguette du sourcier Bleton, le baquet magnétique de Mesmer, et les prestidigitations de Cagliostro ont tour à tour captivé les suffrages et l'admiration du bonhomme Public.
Source : Gallica

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