Grimod de la Reynière

Définition et enjeux

Portrait de Laurent Tailhade Laurent Tailhade Petit bréviaire de la Gourmandise (1914)

Il mange comme un prince, ou comme un financier. Ni Fouquet, ni la Popelinière, ni Grimod, le divin Grimod de la Reynière, qui, pareil aux princes charmants des contes de fées, avait les doigts palmés comme une patte d’oie, aucun de ces grands hommes n’a mieux connu que l’archichancelier cet art glorieux de donner à dîner.
Source : Gutenberg

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes… (1872)

Grimod de la Reynière, voulant reconnaître ses vrais amis, s'avisa de se faire passer pour mort. Il leur envoya un billet de faire part qui les invitait à son convoi, en ayant soin de choisir à cet effet l'heure du dîner. Ils arrivent, voient sous le pérystile une bière couverte d'un drap noir, et passent dans une salle décorée de draperies funèbres. Au bout d'une demiheure d'attente, une porte s'ouvre à deux battants, et ils entendent la voix d'un valet : « Ces messieurs sont servis. » La Reyniére lui-même les attendait à table.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Mystificateurs et mystifiés : histoires comiques (1875)

La note fut payée, et les paratonnerres reprirent leur couleur noire.
Le jeune homme les fit peindre encore une fois en bleu et en vert, pour égayer le paysage, disait-il.
Grimod de la Reynière, à son entrée dans le monde, n'avait aucun penchant pour les femmes ; il fuyait leur société, et il semblait craindre de se montrer devant elles, car il se rendait justice et il s'avouait tout bas qu'il ne pouvait être pour le beau sexe qu'un objet de curiosité, de pitié ou de dégoût.
Source : Gallica

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