Bernard Le Bouyer de Fréron

Définition et enjeux

Portrait de Jules Soury Jules Soury Revue des Deux Mondes

Si Fréron n’était pas un humaniste, il avait du moins fait de bonnes humanités. Ses excellens maîtres, les pères jésuites de ce temps-là, lui avaient inspiré l’amour de nos grands classiques ; il avait le culte de Boileau. et de Racine ; il possédait les traditions du goût et du génie littéraire de notre nation ; il respectait trop la langue française pour l’avilir par un parler bas et vulgaire ; à l’école de Despréaux et de Desfontaines, il apprit à estimer l’office de la critique, et, sans parler de mission ni d’apostolat, il sut toujours garder le respect de soi-même.
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Portrait de Jules Soury Jules Soury Revue des Deux Mondes

Il semble bien que, comme il arrive, l’intelligence de Fréron se développa avec d’autant plus de puissance qu’elle avait été moins précoce, car on ne peut douter qu’il n’ait fait d’excellentes humanités. Il commença ses études à Quimper et fit sa rhétorique à Paris sous le père Brumoy et le père Bougeant. Un oncle qu’il avait aux environs de la rue Saint-Jacques lui donna un asile dans sa maison ; puis il entra au noviciat des jésuites de la rue du Pot-de-Fer. Fréron fut bientôt nommé régent au collège Louis-le-Grand
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