Paul Patté

Le cran (1917)

Résumé

Paul Patté,  Le cran (1917)

“ Le Régiment est, on ne saurait trop le répéter, l'école du devoir militaire, de la discipline, du patriotisme ; et par conséquent il est aussi l'école du devoir civique, surtout lorsqu'il est « prolongé » par la Société Régimentaire. Le soldat y façonne et fortifie non seulement ses membres, mais aussi et surtout ses sentiments. On ne marche bien au pas que lorsqu'on a dans sa poitrine un rythme vigoureux du coeur. Pour bien manoeuvrer, il faut avoir le caractère formé aux vertus civiles d'obéissance noble, de résignation, de courage, de solidarité. ”
Source : Gallica

Paul Patté,  Le cran (1917)

“ « Voilà ce qu'ils auraient fait de la France tout entière s'ils l'avaient pu! » (Cest vrai! Vifs applaudissements.)
Voilà ce qu'ils feraient d'elle, demain, s'ils le pouvaient!
Mais non, messieurs, il n'y aura aucune défaillance.
Le martyre de nos compatriotes a fait passer dans toutes les âmes un frisson nouveau d'impitoyable justice. Nous irons jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à ce que nous puissions sur les ruines de l'impérialisme et du militarisme allemands, fonder le triomphe de la paix, de la liberté et des droits imprescriptibles de la conscience humaine.
”
Source : Gallica

Paul Patté,  Le cran (1917)

“ Les Allemands semblent maîtres de ce lieu funèbre. — Soudain, un cri farouche retentit :
« Debout, les morts ! »
C'est un des nôtres qui l'a poussé, ce cri étrange, follement héroïque. Et les morts, morts à demi en effet, se relèvent. Ces fantômes ressaisis-sent leurs armes, se précipitent contre les ennemis qui s'effarent et se sauvent. La tranchée est reconquise. — Les morts ont ressuscité, ils sont debout et vainqueurs. Prodige de la volonté, de la vaillance !
Le panache de la race est plus fort que la mort...
”
Source : Gallica

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