Souvenirs des guerres napoléoniennes… (1852)
“ Deux lignes russes enfoncées d'abord, deux fois traversées, abandonnèrent leur artillerie. Il y eut une mêlée horrible et une perte immense pour l'ennemi. Il se rallia pourtant à la troisième ligne et se déploya ; une de ses colonnes forte de 4,000 hommes qui, pendant l'obscurité, s'était trop approchée du cimetière d'Eylau, au moment d'attaquer, s'arrêta tout à coup devant un bataillon de la garde qu'avait envoyé Napoléon. Abordée à la baïonnette par le bataillon, chargée en tête par l'escadron de service de l'empereur et en queue par le maréchal Murât, elle périt en entier. ”
