Résumé

Souvenirs des guerres napoléoniennes… (1852)

Deux lignes russes enfoncées d'abord, deux fois traversées, abandonnèrent leur artillerie. Il y eut une mêlée horrible et une perte immense pour l'ennemi. Il se rallia pourtant à la troisième ligne et se déploya ; une de ses colonnes forte de 4,000 hommes qui, pendant l'obscurité, s'était trop approchée du cimetière d'Eylau, au moment d'attaquer, s'arrêta tout à coup devant un bataillon de la garde qu'avait envoyé Napoléon. Abordée à la baïonnette par le bataillon, chargée en tête par l'escadron de service de l'empereur et en queue par le maréchal Murât, elle périt en entier.
Source : Gallica

Souvenirs des guerres napoléoniennes… (1852)

Monsieur, répondit le général Colalto, l'empereur d'Autriche avait de graves motifs d'irritation contre les français.
— Non pas contre tous, dit le maréchal de Reus Garezio, cela serait injuste ! l'immense majorité de la population avait détesté la mort du roi et de la reine, ainsi que celle de Madame et du dauphin. Une poignée de scélérats, que leur audace et la terreur qu'ils inspiraient avaient rendus les maîtres de la France, étaient seuls coupables de si grands crimes auxquels ils en ont ajouté tant d'autres.
Source : Gallica

Souvenirs des guerres napoléoniennes… (1852)

Et l'on se demande quel intérêt, politique pouvaient avoir ces puissances à cette guerre incessante.
— Quoi qu'il en soit, mon cher d'Ambel, nous avons une paix durable, jouissons-en chacun suivant nos goûts. Vous avez, comme moi, un fils, élevons-les pour en faire des hommes utiles à la patrie. Parlons d'autre chose !
En ce moment entrèrent le maréchal de Reus Garezio, son beau-père et le général Colalto.
— Nous vous cherchions, -mon cher maréchal, lui dit le premier, pour vous rendre votre aimable visite.
Le duc d'Albuféra lui prit amicalement la main.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature