Résumé

Th. Bentzon La Vie domestique en Allemagne jugée par une Anglaise

L’Allemand peut être un rustre, un lourdaud, mais il est humain ; tout brutal qu’il soit, les actes de révolte, de violence et de cruauté lui font horreur, et il jouit avec une naïveté enfantine des plaisirs les plus simples.
Il va sans dire que pour un peuple amoureux de musique, le théâtre n’a pas moins d’attrait que les concerts. On le comprend en Allemagne tout autrement que chez nous ; ce n’est pas un pur amusement, c’est un moyen d’éducation ; les gens vont gravement, presque religieusement entendre le drame ou l’opéra
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Th. Bentzon La Vie domestique en Allemagne jugée par une Anglaise

La salle à manger est plus nue encore que le salon, nue jusqu’à la pauvreté ; toute notre attention se concentrera donc sur le grand poêle qui se retrouve dans toutes les chambres, bien qu’un proverbe allemand dise : « En Russie on ne fait que voir le froid, en Allemagne on le sent. » Les palais sont chauffés par des calorifères qui répandent partout une température égale ; mais le prix exorbitant du combustible, qui chaque année devient plus cher en Allemagne, condamne les particuliers à se contenter de l’affreux engin qu’on appelle le poêle.
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Th. Bentzon La Vie domestique en Allemagne jugée par une Anglaise

La toilette du soir est le triomphe de l’Allemande ; elle fait valoir une opulente chevelure et ces blanches épaules que les demoiselles de la petite bourgeoisie aiment à exhiber même en plein jour : les cosmétiques, adoptés dans les hautes sphères, sont encore inconnus dans les classes moyennes, et l’aspect d’un bal est très-gracieux, très-brillant en Allemagne, bien que le luxe tel que nous l’entendons en soit banni.
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