Édouard Adenis

Résumé

Édouard Adenis,  Tu mourras le... (1936)

“ Qui veut la fin veut les moyens. Et la fin en vaut la peine.
Sa voix prit un instant une sonorité inaccoutumée :
— C'est pour moi un empire, l'Indochine; et pour ceux qui m'auront aidé une belle part du gâteau ! De quel poids peut peser à côté de cela la vie d'un dénicheur de vieilles pierres? Je ne lui veux pas de mal à ce M. Favière, pas plus que je n'en voulais à son maître, mais pourquoi s'entêtent-ils à aller où il ne faut pas qu'on aille?
— Je ne dis pas, mais cette mort... demain... sur mon yacht... Si on allait se douter...
— S'est-on douté de rien pour Germain-Paulin?
”
Source : Gallica

Édouard Adenis,  Tu mourras le... (1936)

“ C'était bien lui qui avait présidé au meurtre de Germain-Paulin et qui allait présider le lendemain à celui de Claude Favière. C'était bien l'ambitieux forcené qui rêvait de devenir le maître de l'Indochine et qui ne reculerait devant rien pour réaliser ce rêve... le tigre qui cachait sa froide férocité sous des sourires, le chef occulte, l'être à double face, qui s'affichait comme un ami fidèle de la France et se préparait, dans l'ombre, à soulever tout le pays contre elle. ”
Source : Gallica

Édouard Adenis,  Tu mourras le... (1936)

“ Daverne et Lastier, pâles, s'étaient levés. — La malheureuse! murmura Lastier. Autour d'eux, dans l'agitation de la foule attroupée, des réflexions, des commentaires, s'échangeaient.
« — C'est l'Oiseau-Bleu!... Il a dû tomber près de Longh-Thanh... C'est l'aile qui s'est détachée... Ou une explosion, j'ai vu des flammes... »
Des gens sautaient dans des pousses, dans des voitures pour se rendre sur le lieu de la catastrophe.
”
Source : Gallica

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