Édouard Siebecker

Édouard Siebecker

Résumé

Portrait de Édouard Siebecker Édouard Siebecker Pamphlets d'un franc-parleur (1868)

Enfin, Michel, que voulez-vous? il paraît qu'on a besoin de tout cela pour gouverner les honnêtes gens. Il faut croire que les honnêtes gens sont de bien grands gredins !
Voilà, mon cher Michel, tous les renseignements que je puis vous donner sur cette histoire, à laquelle ni vous, ni moi, n'aurions dû toucher, tant elle est sale !
Je vous vois d'ici, levant vos grands bras en l'air et vous écriant : — Est-ce possible, mon Dieu? Est-ce donc là la vie? Est-ce donc pour faire vivre des gens pareils que le pauvre monde travaille du matin au soir?
Source : Gallica

Portrait de Édouard Siebecker Édouard Siebecker Pamphlets d'un franc-parleur (1868)

On dit, et c'est à peine si j'ose le croire, que la ville de Paris va placer la statue du fils du souverain dans la cour de l'Hôtel de Ville!
Mais pour quelles destinées réserve-t-on donc l'homme, si, à douze ans, on donne à l'enfant, comme distraction, les honneurs du grandmaître de l'Université, comme jouet, un sabre tel que n'en ont jamais rêvé les héros de nos époques épiques et sur la lame duquel on prédit sa gloire, et enfin, comme récompense d'écolier, le bronze réservé à peine à perpétuer le
souvenir des grands hommes qui ont été l'honneur de tout un siècle?
Source : Gallica

Portrait de Édouard Siebecker Édouard Siebecker Pamphlets d'un franc-parleur (1868)

Bah ! le noir compagnon se planta en face de lui, et, présentant sans cesse devant son œil son énorme nez, finit par le fasciner.
Tu es un faucon, Pacot, et le public qui te regarde, naïf, ébaubi, ahuri, flânant, les yeux , écarquillés et les bras ballants par la ville, ne se doute pas que tu es un héros.
Le public est un imbécile, Pacot, c'est moi qui le lui dis; mais que veux-tu? il ne peut pas croire que c'est toi qui gagnes réellement les batailles : le public, il lui faut des chamarrures, du vert, du rouge, du jaune
Source : Gallica

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