Résumé

Émile Schwartz Relation officielle des inaugurations… (1903)

« Il faut, affirme M. Pascal dans son savant rapport, que les expositions soient dignes, soient d'une allure artistique; que le public, tout le public, s'y sente pris dans cette atmosphère de distinction qu'il subit dans les vieux musées et qui lui impose une sorte de respect, et surtout le respect des œuvres, si nécessaire quand il s'agit d'objets précieux comme ceux qu on met a sa portée. »
Le Palais des Beaux-Arts répond à cette nécessité; dès les premiers pas, la foule bruyante qui y pénètre se recueille pour parcourir discrète et silencieuse les galeries d'exposition
Source : Gallica

Émile Schwartz Relation officielle des inaugurations… (1903)

La Ville de Paris couronnerait ainsi le magnifique ensemble d'institutions enseignantes édifié par les assemblées successives de l'Hôtel de Ville pour faire de la population parisienne une force intelligente, réfléchie et généreuse au service de la République.
Messieurs, Paris consacre ce palais aux beaux-arts. Paris, cité propice au génie, bonne hôtesse de tous ceux qui chevauchent superbement la chimère, qui n'attire les hommes de talent que pour les mettre en lumière et dont les premières faveurs sont déjà de la gloire, dédie ce monument aux maîtres qui ont illustré son nom dans le passé
Source : Gallica

Émile Schwartz Relation officielle des inaugurations… (1903)

Quelle qu'ait été l'utilité du Palais de l'Industrie, personne n'en défendra chaudement la valeur esthétique. Personne ne méconnaîtra la position fâcheuse qui lui a été assignée : dès le jour où il était sorti de terre, la critique blâmait sévèrement l'interception d'une des plus belles perspectives de Paris, condamnait ce masque lourd et compact placé , entre les Champs-Elysées et la coupole des Invalides. Personne ne niera les réparations que nécessite le bâtiment actuel et dont la dépense pourrait être plus avantageusement consacrée à une œuvre digne de la grande ville.
Source : Gallica

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