“ Carite avoit l’esprit si accablé de tristesse, lorsqu’elle s’étoit mise au lit, et qu’elle s’étoit endormie, que ses larmes ne laissoient pas de couler, et de mouiller ses belles joues pendant son sommeil. Cette vision l’ayant éveillée, comme un coup de foudre, elle s’abandonne à la violence de son affliction, pousse des cris douloureux, déchire ses vêtemens, et avec ses cruelles mains, se meurtrit entièrement les bras qu’elle avoit si beaux. ”
Carite
Définition et enjeux
Citations sur “Carite”
Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées et autres contes merveilleux… (1785-1786)
“ Carite écoute avidement le récit que lui fait le prince d'Hespérie de Tes aventures & de ses travaux. Elle lui raconte à Ton tour tout ce qu'elle a souffert de peines & d'inquiétudes; ils s'interrompent à chaque mot, ils ne peuvent différer de se dire tout ce que leur tendresse leur inspire. Cléanthis dit Carite , la fidelle Cléanthis se voit abandonnée dans l'antre fatal où vous venez de me dire que vous l'avez trouvée. Ah ! prince , que je pleins son triste fort ! mais nous oublions qu'Harpalie a besoin de secours ”
Guillaume Colletet, Mignardises amoureuses de l'admirée (1868)
“ Et bien heureux d'avoir cette divine grâce Qui te fait estimer des plus grands demi-dieux, Et d'avoir doctement recueilly tout le mieux En ton jeune printemps des douceurs de Parnasse; Mais je mects maintenant le comble de ton beur De sentir le tourment de ce plaisant malheur, Dont te perdent les yeux de ta belle Carite. Plus qu'autre homme vivant nous sommes donc heureux, Toy et moy, d'esprouver ce doux mal amoureux Pour l'extresme beauté de deux Nimphes d'eslite. ”
“ Au milieu de toutes ces fausses démonstrations d’une amitié généreuse, il avoit cependant attention à prendre de temps en temps les bras et les mains de Carite, qu’il touchoit avec un plaisir qui nourrissoit encore son détestable amour. Les funérailles achevées, cette jeune femme ne songe qu’à aller au plutôt rejoindre son mari, elle en recherche avec soin les moyens, et entre autres elle en choisit un, doux, tranquille, où l’on n’avoit besoin d’aucunes armes, et qui ressemble à un paisible sommeil. ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Carite se dérobait à son empressement : la surprise de Carite était encore plus grande ; elle résistait aux vœux de Polydore, et elle se demandait à ellemême la cause de ce changement. La nuit s'approchait ; Sterope était sortie dubocage ; il fallut quitter cette retraite où l'amour et le hasard venaient de dessiller leurs yeux, sans les éclairer : il fallut regagner la maison. Polydore en silence marchait le premier; Carite les yeux baissés le suivait à pas lents; depuis ce jour elle revint quelquefois à la fontaine ”
Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées et autres contes merveilleux… (1785-1786)
“ Carite souffre Jincéglis à ses pieds! Revenu à lui-même, il veut mépriser un songe, néanmoins il ne peut vaincre un mouvement de jalousie : la beauté & l'air majestueux de son rival le font frémir d'effroi. Jincéglis , dit-il tristement, se feroit-il aimer de Carite ? ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Celui-ci était vain et fier de son pouvoir ; son ame était sans cesse en proie aux passions les plus violentes ; et loin que l'approche d'un Dieu la rendit plus compatissante, elle ne respirait que l'orgueil et la fureur. L'amour ne l'adoucit pas ; il ne se peignit dans son cœur qu'avec férocité. A peine eût-il vu Carite, que le bonheur de Polydore l'enflamma de courroux ; il résolut de le troubler ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Pourquoi me rappeller à la vie? Ce que j'aimais ne m'aime plus : ô Polydore, tu me crois coupable ; il ne me manquait plus que cette infortune pour avoir épuisé toutes les rigueurs des Dieux ! Rassure - toi , fui disait son époux, les filles de l'Erèbe tourmentaient mon cœur; elles versaient dans mon ame le poison de la jalousie ; mais j'ai cru voir, j'ai vu tous les Dieux; ensemble dans un de tes regards ; les Eumémdes cèdent à leur puissance ; je t'aime , je t'adore , chère Carite : mais , que dis-je? ton amant n'est plus digne de la lumière. ”
Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées et autres contes merveilleux… (1785-1786)
“ Carite étoit saisie de ces terribles frayeurs; le désespoir étoit peint dans ses yeux , lorsque Jincéglis parut : elle frémit d'horreur à sa vue. Ne vous inspirerai-je jamais , lui dit-il , que des mouvemens de haine ? ne pourrai-je vaincre une résistance qui à la fin vous deviendroit funeste ? Par pitié pour vous-même ? ne rendez point réels les mal- heurs dont un fonge vient de vous menacer. Ne me forcez pas. Arrête , dit fièrement Carite, arrête : les dieux m'inspirent dans ce moment ”
“ Après que Carite lui eut ainsi prédit ce qui lui alloit arriver, elle prend son aiguille de tête, qu’elle lui enfonce plusieurs fois dans les yeux ; et le laissant ainsi aveuglé, pendant que la douleur qu’il ressent, et dont il ignore la cause, dissipe son sommeil, et les vapeurs du vin qu’il avoit bu, elle se saisit de l’épée que Tlépolême avoit coutume de porter, qu’elle tire du fourreau, passe au travers de la ville, et va droit au tombeau de son époux, comme une personne en fureur, qui médite quelque chose de terrible. ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Corèbe après avoir essuyé ses larmes, commenca ainsi son discours. La confiance qu'inspire , dit-on , la tendresse , les plaisirs de l'union et de l'amitié sont encore des biens inconnus à mon cœur. On a pris soin depuis que je respire, d'écarter de la maison de mon père tout ce qui pouvait faire naître des sentimens dans mon ame : sans liaisons , éloigné de tout, ignoré du monde , je m'ignorais moimême. Mais , hélas ! je vous ai vue , adorable Carite , et depuis ce moment l'univers a pris à mes yeux une face nouvelle ; j'ai connu le besoin d'aimer en même tems que j'en ai Gonnu la douceur. ”
“ Elle ne sait pas plutôt cette nouvelle, qui étoit la plus cruelle qu’elle pût jamais apprendre, que l’esprit tout égaré, et comme une bacchante en fureur, elle se met à courir par la ville au milieu du peuple, et de-là dans les champs, faisant des cris terribles et pitoyables sur la malheureuse destinée de son mari. Les bourgeois affligés accourent par troupes, et tous ceux qui la rencontrent la suivent, mêlant leur douleur à la sienne ; enfin tout le peuple sort de la ville pour voir ce funeste spectacle. Carite arrive au lieu où étoit le corps de son époux ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Cependant , les autres captifs et leurs ravisseurs ont dis- paru; Carite s'est éloignée : luimême il ne sent plus le poids de ses fers : il se lève, il promène envain ses regards , il ne retrouve qu'une solitude immense ; il reconnaît ce rocher témoin de son malheur ; il veut périr , il va se précipiter dans les flots ; mais * peut - être Carite n'a pas encore quitté les rivages de l'Attique ; peut-être le sort lui permettra de la revoir. Cette idée l'arrête; il vivra jusqu'à ce moment. Plein d'amour et d'impatience, Polydore parcourt le rivage ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Carite semblait avoir trouvé ç es à §s^,r t s lâ t ra n q uil,lit é d on t elle pouvait jouir ; elle avait gagné la confiance des habitans sauvages de ces climats ; les pâtres qui l'avaient maltraitée d'abord comme une esclave coupable , la respec- taient à présent comme une divinité tutélaire. Elle se livrait comme eux aux travaux les plus pénibles • elle paraissait même les partager sans peine ; mais le destin lui envia un repos qu'elle payait si citer ; le souvenir de son aventure l'empêchait toujours de retourner à la forêt ”
“ A la pointe du jour (1) , on vit arriver de la ville prochaine un jeune homme, qui me parut être un des domestiques de Carite, cette fille qui avoit souffert les mêmes déplaisirs et les mêmes peines que moi, pendant que nous étions entre les mains des voleurs. ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Sterope n est plus. Elle n'est plus ! interrompait Polydore en pleurs. Helas ! continua Pisistrate; pensez-vous qu'elle ait pu survivre aux atteintes qui l'ont frappée ? Le jour qui vit enlever Carite de ses bras fut le dernier de ses jours ; son ombre plus heureuse a rejoint aux enfers l'ombre de Chœrephonte, et leurs cendres entremêlées reposent dans le mê- me tombeau : ne plaignons plus sa destinée ; la mort a été pour elle le plus grand de tous les biens ; puisque la vie , quand on a perdu ce qu'on aime, est le plus grand de tous les maux. ”
Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Polydore , après avoir tenté mille fois envain de trouver une chaloupe qui le conduisît au vais-* seau de Carite, essaya, non moins vainement encore, de toucher par ses cris les ravisseurs de son amante : inaccessibles a la pitié , et plus féroces mille fois que le T monstre dont ils étaient les mi- nistres - il-s insultaient encore à la douleur de cet infortuné. Polydore , couché sur le rivage , attendait la fin de son sort ; il vivait afin de voir sans cesse le vaisseau qui portait Carite ; et, quand sa destinée affreuse s'accomplirait , quand le vaisseau s'éloignerait du port, il éL; ”
George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ CATHERINE. Voilà que vous me demandez des choses... Je ne sais comment vous dire... Un champi,... c’est un champi... quoi ! MARIETTE. Je sais bien que cela veut dire un enfant trouvé dans les champs, un enfant abandonné de père et de mère. CATHERINE. Eh bien, oui, voilà ce que c’est. MARIETTE. Ce n’est pas leur faute ; pourquoi les méprise-t-on ? CATHERINE. Parce que la misère les rend quelquefois mauvais. Mais ce n’est point le cas pour notre champi, à nous !... Nous l’avons bien élevé ; il a toujours montré de l’esprit, de la conduite, et un cœur !... ”
Michel Carré,
Le Mariage aux lanternes
“ Un trésor !GUILLOT. Ah ! le cher oncle !... un trésor à moi ! un vrai trésor ! c’est à ne pas y croire ! FANCHETTE. Un trésor !... Vraiment ce garçon n’a pas l’air si bête qu’on le croirait d’abord. CATHERINE. Un trésor !... Quand on le considère, ce brave Guillot, il n’est vraiment pas si laid... FANCHETTE. Il a les yeux vifs. CATHERINE. Il a quelque chose dans le nez... GUILLOT. Mais, alors, je vais pouvoir me marier comme je l’entends. FANCHETTE. C’est ce que j’allais vous dire... CATHERINE. Quand on est riche, n’est-ce pas, on choisit. ”
George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ CATHERINE. Hélas ! mon Dieu, elle l’a su par une personne qui n’aurait pas dû le dire, mais qui a la langue aussi légère que la tête : par la petite Mariette, sœur du défunt. FRANÇOIS. Oh ! est-ce que cette jeunesse fréquente la Sévère ? CATHERINE. Que voulez-vous ! son frère l’y conduisait, et elle veut la marier avec Jean Bonnin, son neveu... FRANÇOIS. Comment ! ce petit Jean qui était si simple ? CATHERINE. Il n’est plus si petit ; mais il est toujours aussi fafiot. La Sévère, qui fait métier de présenter des galants à la petite, favorise son neveu, comme de raison. ”
Hippolyte Fortoul,
Grandeur de la vie privée. Simiane
(1838)
“ Vous êtes heureux, Cardan ; un secret génie a déposé en vous, le jour de votre naissance, toutes ces ineffables visions; la lumière a brillé dans votre âme on même temps que la pensée; et vous n'avez jamais eu une émotion qui ne fût un avertissement d'en-haut , et un écho des harmonies éternelles. Votre mère, Cardan , a mis dans votre coeur cette piété naïve et forte que rien n'a jamais affaiblie ; et son premier baiser a donné à votre bouche cette persuasive éloquence de la vertu qui m'a long-temps retenu au bord de l'abîme. ”
George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ CATHERINE, MARIETTE.MARIETTE, sortant de sa rêverie. Eh bien, est-ce que ma belle-sœur se réveille ?... A-t-elle du mieux ? CATHERINE. Elle parlait en rêvassant, et elle continue de dormir sur son fauteuil. C’est toujours la même chose, pas plus de couleurs qu’une morte, et pas plus de souffle qu’un poulet. Il faut qu’elle soit bien malade, allez, pour être comme ça, elle qui a tant de courage ! (Elle regarde Madeleine par la porte entr’ouverte.) Pauvre chère femme ! Non, il n’y a pas de femme pour être brave femme comme cette femme-là ! ”
Léo Taxil,
La religion du crime
“ Tu es ma femme, Clairette, et tu seras aussi mon amante et mon enfant. Je te bercerai et je t’adorerai. J’aurai pour lumière ton regard, pour bonheur ton bonheur, pour vie toute ta vie. Je ne te tourmenterai jamais, ma chère petite sainte, et je serai fier de toi et je t’obéirai, parce que tu ne peux pas vouloir le mal, et parce que nous ne serons qu’un seul être et qu’un seul cœur. ”
George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ MADELEINE, se levant. Raison de plus ; auparavant, ils se taquinaient ; à présent, ils se boudent ; rien ne m’ôtera de l’idée que Mariette va contre son cœur en laissant sa promesse à un autre ; j’ai fait mon possible pour lui tirer la vérité, j’y ai perdu ma peine ; à toutes mes raisons, elle me répond un mot bien dur (Catherine se lève) et qui lui a été soufflé par la Sévère : « Que celles qui aiment les champis les gardent. » CATHERINE. Voyez-vous, elle dit ça ! ma fine, elle ne sait ce qu’elle dit : un champi comme notre François vaut mieux qu’un noble comme il y en a !... ”
George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ CATHERINE. Jeannie ! pauvre cher enfant du bon Dieu !... dire que le voilà tout seul à présent pour faire des ouvrages d’homme qu’il n’a pas la force de faire !... Je m’en vas lui bailler un coup de main au moulin. Vous, demoiselle, vous allez garder votre belle-sœur, pas vrai ? MARIETTE. Sois tranquille, j’en aurai grand soin. CATHERINE. Oh ! vous n’en sauriez trop avoir ! car, si vous la perdiez, voyez-vous, vous ne retrouveriez pas quelqu’un pour vous aimer comme elle vous aime... et ça ne serait pas... Elle hausse les épaules et sort. Scène V MARIETTE, seule. ”
“ Brave père Cartier ! il vit toujours ; à quatre-vingt-six ou quatre-vingt-sept ans, il est demeuré, entre ses deux enfants, d’une verdeur merveilleuse. Je ne vais pas une fois à Villers-Cotterets que je ne lui fasse ma visite. La dernière fois que je le vis, il y a un an à peu près, je lui fis compliment sur sa santé. — Morbleu ! lui dis-je, mon cher Cartier, vous êtes comme nos chênes, qui, lorsqu’ils ne poussent plus par en haut, poussent par en bas, et qui gagnent en racines ce qu’ils perdent en feuilles. Vous vivrez jusqu’au jour du jugement dernier. ”
Florent Carton dit Dancourt,
Céphale et Procris
“ À fatiguer Dieux et Déesses ?Et près de ces Dieux sourds, ou peut-être impuissants,Prendre mes voeux et mon encens ?Ce ne sont point là mes allures ; [1565] Mon coeur est droit, mes intentions pores.Mon mari part sans m'en parler,Il faut bien le laisser aller,N'est-il pas maître du ménage ?Suis-je en droit de le retenir ? [1570] Mais s'il lui prend un jour en gré de revenir,Je serai peut-être en voyage.Procris.Philacte après un tel aveuNe doit pas trop compter sur l'excès de ta flamme.Dione.Ce n'est pas mon défaut, Madame, [1575] D'aimer beaucoup les gens qui m'aiment peu. ”
H. Emile Chevalier, Jacques Cartier
“ La désolation de dame Catherine ne saurait se peindre; un chagrin profond envahissait le coeur de maître Jacques; instruite par la servante de ce qui se passait, la vieille nourrice sanglotait à fendre l'âme. C'est que si Constance n'était pas née des époux Cartier, elle était leur fille d'adoption depuis son bas-âge; et, n'ayant pas d'enfants, ils l'avaient élevée avec la tendresse d'un père et d'une mère; ils la chérissaient comme telle; disons plus: ils l'idolâtraient. ”
Frantz Fonson,
La Kommandantur, comédie dramatique en 3 actes…
(1917)
“ Je ne sais pas, moi. CATHERINE Quelqu'un que tu connais bien. THÉRÈSE Fraigneux? CATHERINE Non, pas Fraigneux. Au fait, qu'est-ce qu'il devient, Fraigneux? THÉRÈSE, venant à Catherine. Je ne sais pas. Ton père le voit, je crois, tous les jours, dans les environs du ministère. Alors, du moment qu'il voit papa, lui, ça lui suffit. CATHERINE Quel type! C'est un brave homme. Eh bien! tu laisses ta langue au chien? THÉRÈSE Oui. CATHERINE Siegfried Weiller. THÉRÈSE Non! Siegfried Weiller! Tu es sûre? Mais ça n'est pas possible! Tu l'as vu? CATHERINE Oui. ”
A. Carlier, Contes et légendes, par A. Carlier (1865)
“ Un pâtre assis auprès d'un bois, Comme tous les humains accusait la Fortune. Il avait tant de fois Eveillé les échos de sa plainte importune Que la déesse enfin apparut à ses yeux. « Tu te plains d'être malheureux Dit-elle. — Il est vrai. — Je puis te satisfaire. Que veux-tu?—De l'argent.—Eh bien, vois si tu peux Traverser la forêt sans songer à mal faire ; Les dieux veulent surtout qu'on soit homme de bien. Au moindre mouvement ou d'orgueil ou d'envie Qui naîtra dans ton coeur, je ne te devrai rien. Songes-y : si tu perds, ne te plains de ta vie, Car je t'en punirais. » ”
