Jean-Jacques Barthélemy,
Carite et Polydore . Par J. J. Barthélemi…
(1796)
“ Polydore éperdu reste sans couleur et sans voix ; un froid mortel a passé dans tous ses membres ; l'agitation succède à cette douleur muette et sombre ; des sons mal articulés, des mots sans suite, des cris, des pleurs , toutes les expressions de la rage annoncent à la fois l'excès de ses malheurs et l'excès de son désespoir. Il y succombe enfin, et le sommeil de la mort est répandu sur ses yeux. Mais bientôt il se réveille : O moment funeste! ô terre entr'ouvretoi! Seul, couché sur le rivage, il regarde et ne voit au loin que l'étendue des mers et ses abîmes profonds. ”

