Marianne Dashwood

Définition et enjeux

Léonie Villard,  Jane Austen, sa vie et son œuvre

“ La figure de Marianne, plus vivante que celle d’Ellinor, n’est pas d’un dessin très net. Une Elizabeth Bennet, une Emma Woodhouse, une Fanny Price appartiennent au monde de la réalité et de l’expérience ; Marianne Dashwood, au contraire, appartient à la littérature autant qu’à la réalité. On retrouve en elle plus d’un trait de l’héroïne traditionnelle du roman anglais. Elle ressemble à l’amoureuse déçue et méprisée qui, depuis la jeune Italienne de « Sir Charles Grandison », a mêlé sa tristesse et sa romanesque désillusion à tant d’histoires d’amour. ”
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Léonie Villard,  Jane Austen, sa vie et son œuvre

“ Car, s’il n’est que sentiment et imagination, fleur de rêve au lieu d’être une fleur, moins belle peut-être, mais moins tôt fanée au grand jour delà réalité, il n’engendre que déceptions et souffrance. Marianne Dashwood — l’unique héroïne de Jane Austen dont le cœur gouverne la raison — après avoir cru sa vie à jamais brisée par la ruine de ses plus chères illusions, s’accommode, comme il faut le faire en ce monde, d’un bonheur relatif et moyen et d’un amour que son inexpérience et sa sentimentalité avaient jugé d’abord inacceptable. ”
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Portrait de Jane Austen Jane Austen,  Raison et Sentiments (1811)

“ Mme Dashwood, au lieu de gronder sa fille comme elle l’aurait dû, et de la retenir au moins par l’obéissance, puisque la raison n’avait pas prise sur elle, partageait tous ses sentiments avec une chaleur presque égale à celle de Marianne. Elle avait un de ces cœurs qui n’ont point d’âge et ne vieillissent jamais. Tout cela lui paraissait la conséquence très naturelle d’une forte inclination entre deux jeunes gens vifs et sensibles qui se rendaient mutuellement justice. Au lieu de retenir Marianne, elle renchérissait sur l’éloge de Willoughby ”
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