Résumé

Various L'Illustration, No. 3272, 11 Novembre 1905

Mais ce qui dominait, ce qui couvrait le tout et lui donnait sa beauté, c'était le paysage, c'était l'étonnante et précise poésie. Jamais on n'avait ainsi senti, vu de près et rendu le coin de l'Ile-de-France qui comprend Montfort, l'Amaury, Gros-Rouvre, Galluis, Saint-Léger avec ses étangs et sa forêt. Au fond, Mme Tinayre, dans la Maison du péché, a parfaitement justifié ce que je n'ai cessé de répéter depuis que je tiens la plume de critique: le roman vaut par la poésie; on n'est pas un grand romancier si l'on n'est un grand poète.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3272, 11 Novembre 1905

Marianne souffre étrangement parce qu'elle sait, à cette heure singulière, et que sa marraine lui répète qu'elle n'est pas dans les conditions sociales requises pour inspirer le sentiment qui conduit au mariage.
Pourtant, au milieu de ces jeunes filles qui vont à l'autel en robe blanche, dans ces printemps parisiens pleins de joie, où les couleurs claires jettent du plaisir dans toutes les rues, où les gros bourgeons des marronniers éclatent dans les avenues en feuilles et en fleurs, elle veut vivre et s'épanouir, comme tous les êtres.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3272, 11 Novembre 1905

Si Mme Tinayre l'eût faite plus sévère, elle l'eût faite moins réelle. Pour qu'elle se décide à aimer Maxime, dur, arriviste forcené, il faut qu'elle y soit entraînée par la compassion. Combien souvent, en effet, la passion de la femme est allumée par sa pitié! Malheureux, rejeté du monde, accablé sous ses fautes, Maxime trouve le refuge suprême et l'espoir dans le coeur de Marianne.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature