ʿAbd al-Raḥmân ibn Aḥmad Nūr al-Dīn Ǧāmī, Youssouf et Zouleikha (1927)
“ Oh ! puisse le glaive de la justice trancher la main qui ose effleurer cette lune ravissante ! Prenait-il les devants, un coup de poing lui bleuissait la nuque comme le visage du malfaiteur. Puisse-t-il être attaché, ce poing, au cou du lâche qui en a touché le cou frêle de Yoûssouf ! Et, s'il marchait de conserve avec ses frères, les avanies pleuvaient sur lui de toutes parts. Oh ! puisse le doigt qui lui effleura l'oreille rester seul de la main du coupable ! Si le pauvret suppliait l'un d'eux en tirant le bas de sa robe, il lui déchirait impitoyablement le collet. ”
