“ Je veux parler de la Galaxie ou Voie Lactée. Elle nous intéresse, d'abord et évidemment, en raison de sa grande supériorité, par son volume apparent, non-seulement sur tout autre groupe du firmament, mais même sur tous les autres groupes pris ensemble. Le plus grand de ces derniers n'occupe comparativement qu'un point dans l'espace et ne se laisse voir distinctement qu'à l'aide du télescope. La Galaxie traverse tout le ciel et se montre brillante à l'œil nu. ”
Galaxie
Définition et enjeux
Citations sur la galaxie
Jules Maigron, Les sics illustrés : révolution astronomique… (1866)
“ Une constellation très-remarquable, dans le firmament, par son système particulier, par sa grandeur et sa beauté, c'est la voie lacté, la Galaxie ; cette splendide constellation, qui se prolonge au-delà de la sphère céleste de notre monde solaire, d'un solstice à l'autre, est un composé de myriades de planètes tourbillonnant sur place, s'attirant, se repoussant les unes les autres, formant ainsi une gaze astrale portée par l'éther des mondes. Les planètes de la voie lactée diffèrent de celles de notre monde en ce qu'elles tourbillonnent sur place, donc sans décrire des orbes. ”
Edgar Allan Poe,
Eureka
(1848)
“ Si la succession des étoiles était illimitée, l’arrière plan du ciel nous offrirait une luminosité uniforme, comme celle déployée par la Galaxie, puisqu’il n’y aurait absolument aucun point, dans tout cet arrière-plan, où n’existât une étoile. ”
Edgar Allan Poe,
Eureka
(1848)
“ La Galaxie traverse tout le ciel et se montre brillante à l’œil nu. Mais elle intéresse l’homme particulièrement, quoique moins immédiatement, en ce qu’elle fait partie de la région où il est situé ; de la région de la Terre sur laquelle il vit, de la région du Soleil autour duquel tourne cette Terre, de la région de tout le système d’astres dont le Soleil est le centre et l’astre principal, la Terre, un des seize secondaires ou une des planètes, la Lune, un des dix-sept tertiaires ou satellites. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1847)
“ Ainsi en s'élevant chantait le glorieux cortége : à travers le ciel, qui ouvrit ses portes resplendissantes dans toute leur vaste largeur, le Créateur suivit le droit chemin jusqu'à l'éternelle demeure de Dieu. Ample et sublime chemin dont la poussière est d'or et le pavé d'étoiles, ainsi que dans Galaxie tu vois cet amas d'astres, celte voie lactée qui brille dans la nuit comme une zone parsemée d'une poussière d'étoiles. ”
Ralph Waldo Emerson,
Nature
(1836)
“ Les relations des parties et la fin du tout restent les mêmes, quelle différence, si la terre et la mer interagissent, et les mondes tournent et s'entremêlent sans nombre ni fin, - bourdonnant sous la galaxie profonde et galactique, dans l'espace absolu, ou si, sans rapports de temps et d'espace, les mêmes apparences sont inscrites dans la foi constante de l'homme. ”
Edgar Allan Poe,
Eureka
(1864)
“ Fermant également nos yeux à la déduction et à l'induction, nous nous obstinons à concevoir une révolution de tous les corps qui composent la Galaxie autour de quelque globe gigantesque que nous intitulons pivot central du tout. ”
Alain Paris, Pangée .. 1, Dal Refa'i (1989)
“ L'Univers existe depuis environ quinze milliards d'années. Il y a de cela cinq milliards d'années, à la frange de notre galaxie, un nuage interstellaire particulièrement riche en molécules, en métaux gazeux et poussières diverses, s'effondra de façon gravitationnelle sur lui-même. ”
Dante Alighieri,
Le banquet
(1929)
“ Donc, puisque la Galaxie est un effet produit par des étoiles invisibles à nos yeux, de sorte que de la chose ellemême nous n'avons qu'une connaissance indirecte, et vu que la métaphysique traite des premiers principes, que nous ne pouvons comprendre si ce n'est par leurs effets, il est évident que le ciel étoile présente une grande analogie avec la métaphysique. ”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ Les soleils ou étoiles (c’est tout un) sont les atomes, les voies lactées : les molécules de l’Univers et l’homme est leur image en raccourci. — Frédéric Stackelberg. ⁂ {{brn} Les Grecs donnaient à cette couronne d’étoiles de nom de Galaxie (du mot gala, lait) et les astronomes l’ont quelquefois désignée ainsi. Les Romains l’appelaient via lactea (d’où voie lactée) et ce nom est le plus employé de nos jours, tant dans la langue scientifique que dans le langage vulgaire. ”
“ On a pu évaluer leur distance, et fixer ainsi les dimensions de la Galaxie : on considère maintenant (p.) que son diamètre est de l’ordre de 30 000 parsecs. Mais le Soleil est loin d’en occuper le centre : le centre se trouve à quelque 10 000 parsecs de nous dans la région du Sagittaire. Le système galactique contient peut-être 30 milliards d’étoiles, qui ne sont naturellement pas réparties uniformément dans tout l’espace qu’il occupe. On a pu étudier la rotation de la Galaxie autour de son centre (cf. chap.) ”
Charles Wolf,
Les Hypothèses cosmogoniques
“ Le monde planétaire, où le Soleil, placé au centre de toutes les orbites, force, par sa puissante attraction, les sphères habitées de son système à se mouvoir sur des cercles éternels, a été tout entier formé, comme nous l’avons vu, aux dépens de la matière universelle primitivement dispersée dans le chaos. Toutes les étoiles fixes que l’œil découvre dans les profondeurs du Ciel, où elles sont semées avec une magnifique prodigalité, sont autant de soleils, centres de systèmes semblables. ”
Victor Hugo,
Proses philosophiques
“ Chaque étoile est un soleil ; autour de chaque soleil il y a une création. Notre monde solaire, avec toutes ses planètes, est imperceptible dans le monde stellaire. Notre soleil, treize cent soixante mille fois plus gros que la terre, n’est qu’une étoile atome. Représentez-vous des millions de soleils comme le nôtre avec toutes leurs légions de planètes, enfoncés au-dessus de nos têtes à une distance telle que ce n’est plus qu’une vague blancheur, un blêmissement indistinct, on ne sait quel inexprimable écrasement d’étoiles ; nous nommons cela la Voie Lactée. ”
Alexandre Ysabeau, Le père Éloi ou Les causeries d'un vieux laboureur sur l'agriculture et l'histoire naturelle… (1864)
“ Dans le coin de l'univers que nous apercevons, et dont la terre fait partie, on découvre, soit à la vue simple, soit à l'aide des lunettes astronomiques ou télescopes, le soleil, la lune, les planètes, les étoiles fixes, les nébuleuses et les comètes. Tous ces corps, suspendus dans l'espace, obéissent à des lois émanées de la volonté du Créateur et conservent entre eux un équilibre qui ne se dérange jamais. En vertu de ces lois d'attraction, la terre et les autres planètes tournent autour du soleil ; la lune, en même temps qu'elle tourne autour du soleil, tourne aussi autour de la terre ”
Mme Wolf-Dupuy, Les petits amis (1863)
“ Mais, allez-vous me dire, à quoi connaît-on que l'astre nouveau venu dans le ciel est une comète et non pas une étoile, comme nous en voyons tant et de si brillantes au firmament, ou une planète nouvelle semblable à celles dont un si grand nombre a été découvert depuis quelques années par les astronomes de tous les pays? fi A ceci la réponse est facile. Les étoiles et les planètes suivent invariablement une marche déterminée ; elles semblent tourner autour de la terre de droite à gauche, ou du couchant au levant, dans un cercle d'où elles ne s'écartent jamais. ”
Eugène Loudun, Les Nouveaux Jacobins, par Eugène Loudun (1869)
“ Que savons-nous de l'astronomie et des innombrables mondes invisibles à tout jamais, et jetés à des distances incommensurables? s'écrie un astronome 3. Placés sur un globe qui est parmi les mondes comme un atome dans un tourbillon de poussière, éclairés par un soleil à peine comparable à une étincelle de la voie lactée, laquelle à son tour se perd dans l'espace, que savons-nous sur cette complication impénétrable de mouvements, de distances, de poids, de volumes, depuis que nous observons avec tant d'ingénieuses dispositions ? ”
Georges Clemenceau,
Au soir de la pensée
“ Quand nos clichés du ciel pourront se comparer, dans un nombre suffisant de siècles, à ceux que nous prenons aujourd’hui, des passages du firmament commenceront de s’éclairer. Systèmes stellaires, amas globulaires, amas stellaires, amas ouverts, etc... où se jouent des myriades d’étoiles qui sont des soleils (avec ou sans cortèges de planètes) auprès desquels notre soleil n’a qu’une valeur d’atome, nébuleuses résolubles en étoiles, ou bien à l’état de gaz lumineux au sein desquels se rencontrent de féeriques mouvements de transformations. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo…
“ Toutes les étoiles fixes que nous voyons et que nous découvrons sont de notre cosmos et tiennent à nous, et font partie de notre polypier. Ces espèces de maculatures blanchâtres qu’on aperçoit la nuit çà et là dans l’espace, que l’auteur de ce livre a appelées quelque part « nuages d’étoiles » et que l’astronomie nomme Nébuleuses, ce sont d’autres disques stellaires comme le nôtre, d’autres systèmes de soleils, d’autres voies lactées, d’autres univers. Ces univers, situés à des profondeurs incalculées et qu’aucun chiffre ne pourrait désigner, font à peine un blêmissement dans notre ciel. ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Beautés de Buffon sous le rapport du style…
(1864)
“ Car cette terre qu'il habite, à peine reconnaissable parmi les autres globes, et tout à fait invisible pour les sphères éloignées, est un million de fois plus petite que le soleil qui l'éclairé, et mille fois plus petite que d'autres planètes qui, comme elle, sont subordonnées à la puissance de cet astre, et forcées à circuler autour de lui. Saturne, Jupiter, Mars, la Terre, Vénus, Mercure et le Soleil occupent la petite partie des cieux que nous appelons notre univers. ”
“ Corps. — Peuplent les cieux, notre terre, notre système solaire et ses planètes dont la terre ; notre système galactique et les étoiles qui le composent avec notre soleil, les univers extra-galactiques, c’est-à-dire les autres nébuleuses dont on repère actuellement deux millions et leurs milliards d’étoiles. Science des astres : astronomie. — L’astronomie étudie les cieux : 1° comme milieu (l’univers physique) ; 2° les astres comme réalités corporelles distinctes ; 3° les phénomènes physiques, chimiques, mécaniques à grandes échelles qui se poursuivent dans ce milieu ”
Alphonse Baralle, Atlas universel, contenant la géographie physique… (1877)
“ SYSTÈME DU MONDE. — Le Ciel, mot vague, désigne l'espace, immense, incommensurable, infini, où se meuvent les astres, aussi nombreux que les grains de sable de la mer. Quel ordre a présidé à la formation de ce grand univers dans lequel notre' monde n'est qu'un atôme ? Voilà ce que de tout temps la curiosité humaine a cherche à pénétrer; mais on n'est arrivé à quelque certitude que par le système dont notre soleil est le centre et qui, par cette raison, a été nommé système solaire. ”
E Boutiron, Leçons de choses appropriées à la profession du marin et du pêcheur… (1908)
“ C'est en vertu de ce mouvement que la terre a la moitié de sa surface, tantôt exposée à la lumière du Soleil, tantôt plongée dans l'obscurité. RÉSUMÉ L'Univers est l'ensemble de tous les Astres qui comprennent : le Soleil, les Planètes, les Satellites, les Comètes et les Étoiles. Le Soleil, pour nous le plus grand de tous les astres, éclaire et réchauffe le monde. Les Planètes, parmi lesquelles la Terre, reçoivent leur lumière et leur chaleur du soleil. Les Satellites accompagnent les planètes, telle la Lune pour notre globe. ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Orbe azuré & diaphane, qui environne la terre ; région éthérée au dessus de l’élémentaire, dans laquelle se meuvent tous les astres. Cœlum. ☞ Dans l’ancienne Astronomie, le mot de ciel signifie un orbe particulier, l’espace que parcourt une planète dans toute l’étendue de son cours. Les Anciens ont admis autant de cieux solides, qu’ils ont observé de mouvemens différens : comme si cette solidité étoit nécessaire pour soûtenir les astres qui y sont attachés. Ainsi ils en ont mis sept pour les sept planètes. Le ciel, de la Lune, de Mercure, de Venus, du Soleil, de Mars, de Jupiter & de Saturne. ”
Alexis Boillot, L'astronomie au XIXe siècle : tableau des progrès de cette science depuis l'antiquité jusqu'à nos… (1873)
“ Je suis fondé à croire que sa distance au soleil est inférieure à celle de Mercure, et que ce corps est la planète ou l'une des planètes dont vous, Monsieur le Directeur, avez, il y a quelques mois, fait connaître l'existence dans le ciel au voisinage du globe solaire. ”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ Notre Soleil, qui ne nous envoie que la deux-milliardième partie de la lumière et de la chaleur rayonnées par lui dans l’espace et dont la force dépensée par lui, sur la surface de notre planète, équivaut à 218 trillions de chevaux-vapeur, appartient, avec Capella, Acturnus, Procyon, et la plupart des étoiles de deuxième grandeur, aux astres qui traversent la troisième période de la vie stellaire ascendante. ”
Pierre Daru,
L’astronomie, poème en six chants
“ Quelques étoiles paraissent avoir des mouvements propres, et il est vraisemblable qu’elles sont toutes en mouvement ainsi que le soleil, qui transporte avec lui dans l’espace le système entier des planètes et des comètes, de même que chaque planète entraîne ses satellites dans son mouvement autour du soleil. ”
Amédée Guillemin,
Le ciel : notions d'astronomie à l'usage des gens du monde et de la jeunesse
(1870)
“ Si les lois de la gravitation universelle, disait-il, sont la plus sublime découverte qu'ait faite l'esprit humain dans le cours de plusieurs milliers d'années, nous sommes bien près d'être à même de déterminer si ces lois n'appartiennent qu'au système solaire, ou si elles sont communes à l'univers entier. L'astronomie marche donc vers une nouvelle époque où l'on fera. voir que la mécanique céleste ne se borne pas aux phénomènes du système solaire, mais peut s'appliquer aux mouvements des étoiles fixes. ”
Gaston Tissandier,
La Nature - Revue des sciences
“ Ce que nous appelons ici les phénomènes permanents, ce sont ceux qui ont leur siége dans la voûte céleste sidérale, et pour objets les étoiles proprement dites, les amas stellaires, les nébuleuses, la Voie lactée. Les phénomènes périodiques sont les mouvements des planètes, de la lune et du soleil, ceux des comètes, les flux d’étoiles filantes, puis les éclipses, les occultations. ”
Alphonse Depuiset, Le monde des papillons : promenade à travers champs (1867)
“ Regardez d'abord tous ces points lumineux, toutes ces nébuleuses, ces astéroïdes, ces comètes, ces planètes, ces soleils qui se meuvent dans l'immensité, qui gravitent dans la profondeur du ciel : parmi les étoiles que nous voyons, la plupart sont tellement loin de nous, que leur lumière, quoiqu'elle parcoure plus de trois cent mille kilomètres par seconde, met des milliers d'années pour arriver jusqu'à nous ”
Friedrich Melchior Grimm,
Oeuvres de Fontenelle : études sur sa vie et son esprit
(1852)
“ Entre la terre et cette dernière voûte des cieux, sont suspendus, à différentes hauteurs, le soleil, la lune et les cinq autres astres, qu'on appelle des planètes, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Ces planètes n'étant point attachées à un même ciel, ayant des mouvements inégaux, elles se regardent diversement, et figurent diversement ensemble; au lieu que les étoiles fixes sont toujours dans la même situation les unes à l'égard des autres. Le chariot, par exemple, que vous voyez, qui est formé de ces sept étoiles, a toujours été fait comme il est, et le sera encore longtemps ”
Charles Wolf,
Les Hypothèses cosmogoniques
“ Je suppose donc que tous les matériaux dont se composent les sphères, planètes et comètes, qui appartiennent à notre monde solaire, décomposés à l’origine des choses en leurs éléments primitifs, ont rempli alors l’espace entier dans lequel circulent aujourd’hui ces astres. ”
Jean Macé,
Voyage dans les mondes ; les Soirées de ma tante Rosy
(18..)
“ Je t'ai parlé de la taille qu'elle pouvait avoir à son début, quand l'anneau détaché de la grande sphère solaire s'est trouvé ramassé en boule, comme une chevelure de comète. En tournant et se retirant sur elle-même, cette boule aura laissé en route l'anneau dont la Lune doit occuper actuellement l'ancien milieu, et tu vois d'ici quelle place notre sphère terrestre, déjà bien diminuée, tenait alors dans le ciel. Elle dépassait considérablement de tous les côtés les limites de l'orbite de la Lune. Laissons la Lune où elle est, et suivons la sphère terrestre dans son mouvement de retrait. ”
Amédée Guillemin,
Le ciel : notions d'astronomie à l'usage des gens du monde et de la jeunesse
(1866)
“ Nous allons maintenant quitter ce monde dont nous faisons partie, monde si prodigieusement vaste, quand on en compare les dimensions aux plus gigantesques constructions de l'homme, que dis-je, au globe terrestre lui-même, dont la grosseur rend déjà l'homme si petit. Nous nous élancerons dans l'espace, loin, bien loin au delà de Neptune, à de telles distances, que Terre, planètes, Soleil même, n'y apparaîtront plus tous ensemble que comme un point lumineux, comme une étoile unique. ”
