Jules Péroche, Poésies (1895)
“ J'ai vu, pour obéir, le juge, votre maître, Condamner parmi vous l'innocent attéré ; J'ai vu du coeur de tous la bonté disparaître ; J'ai détourné les yeux alors et j'ai pleuré. J'ai pleuré, car toujours aux malheurs de mes frères, Mon coeur compatissant se brise dans mon sein. Poète, j'ai passé par toutes vos misères ; J'ai souffert de vos maux; j'eus faim de votre faim. J'ai pleuré ; puis j'ai dit : Priez ; le temps arrive. Esclaves des mauvais, vos tourments vont finir. Voyez le flot immense; il s'avance à la rive : Bien plus fort que le flot, un Dieu vient pour punir. ”
