Péroné

Définition et enjeux

Jules Péroche,  Poésies (1895)

“ J'ai vu, pour obéir, le juge, votre maître, Condamner parmi vous l'innocent attéré ; J'ai vu du coeur de tous la bonté disparaître ; J'ai détourné les yeux alors et j'ai pleuré.
J'ai pleuré, car toujours aux malheurs de mes frères, Mon coeur compatissant se brise dans mon sein. Poète, j'ai passé par toutes vos misères ; J'ai souffert de vos maux; j'eus faim de votre faim.
J'ai pleuré ; puis j'ai dit : Priez ; le temps arrive. Esclaves des mauvais, vos tourments vont finir. Voyez le flot immense; il s'avance à la rive : Bien plus fort que le flot, un Dieu vient pour punir.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Perrault Charles Perrault,  Œuvres choisies de Charles Perrault…

“ Que la pauvre Peau-d’Âne au fond de la cuisine.
Mais, comment croire, disait-on,
Qu’à régner le ciel la destine ?
Le prince dit : Et pourquoi non ?
Qu’on la fasse venir. Chacun se prit à rire,
Criant tout haut : Que veut-on dire,
De faire entrer ici cette sale guenon ?
Mais, lorsqu’elle tira de dessous sa peau noire
Une petite main qui semblait de l’ivoire
Qu’un peu de pourpre a coloré,
Et que de la bague fatale,
D’une justesse sans égale,
Son petit doigt fut entouré,
La cour fut dans une surprise
Qui ne peut pas être comprise.
”
Source : Wikisource

Jules Péroche,  Poésies (1895)

“ Aucun parfum de rose, aucune brise douce
N'est venue, au vallon, me bercer sur la mousse.
Je n'ai pu reposer, quand durait la chaleur,
Mes membres nulle part sous un dais de fraîcheur.
Je marchais, je marchais en demandant à boire
Une goutte au calice où Dieu verse la gloire.
Hélas ! ce fut en vain ; du fiel, toujours du fiel.
Je n'avais que l'enfer quand j'attendais le ciel ....
Tu comprends maintenant pourquoi ma voix t'appelle, O mort ! Laisse mon âme enfin tendre son aile.
Et la mort était là comme une mère en pleurs Au chevet de l'enfant qu'affaissent les douleurs
”
Source : Gallica

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