A. Mesnel

Élements biographiques

A. Mesnel La migration des oiseaux (1878)

J'en ai pour preuve que l'alouette de passage donne très-bien sur la queue d'un chien qui frétille dans la quête, sur un soc de charrue oublié dans les champs, sur un brin d'herbe dont les gouttelettes de rosée étincellent au soleil, sur tous les objets insolites qu'elle n'a pas l'habitude de voir on qui l'étonnent. Mais les habitantes du pays sont plus futées. Un chasseur expérimenté les a bien vite reconnues; une jeune inexpérimentée vient-elle à être séduite par le leurre, une ancienne se précipite à l'entour, et, par une gaie chansonnette, l'entraîne au loin.
Source : Gallica

A. Mesnel La migration des oiseaux (1878)

Tous les oiseaux, sauf un petit nombre de sédentaires, migrent chaque année, aux approches des frimas, les uns plus ou moins à l'est ou à l'ouest, les autres directement des contrées du nord vers celles plus tempérées ou plus chaudes du sud : la nature, en leur en faisant une loi à la fois obligatoire et utile, leur en a donné les moyens de locomotion et de direction; et chaque espèce, selon ses besoins et son genre d'existence, a son mode de voyage, ses époques, ses parcours, aussi bien au départ de l'automne qu'au retour du printemps.
Source : Gallica

A. Mesnel La migration des oiseaux (1878)

Le SERIN d'Europe, ou le charmant petit Cini, est l'hôte par excellence de nos jardins. Les pommiers sont ses arbres de prédilection pour la nichée. Le mâle, en belle toiletle de printemps à plastron jaune tendre, papillonne à l'entour, en débitant tous les airs de sa sérinette pour charmer sa compagne. Comme d'autres oiseaux, du reste, il a une zone longitudinale : très-abondant dans le bassin du Rhône, il devient rare du côté de l'ouest, et un ornithologiste a signalé que la dernière famille se voyait à Paris dans la partie est du Jardin des Plantes : je l'y ai vue moi-même.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature