Alfred Emmanuel Roergas de Serviez

Élements biographiques

Alfred Emmanuel Roergas de Serviez Neuf jours d'hymen, ou La cour en 1610… (1834)

La reine connaît la sincérité de mon zèle, et le ciel sait si je serais glorieux de braver des périls pour faire reconnaître l'autorité que le feu roi lui a confiée. Saisissez, madame , le sceptre de nos princes, dans le bien de la France; il ne fut pas trop pesant pour la grande Catherine, dont vous portez le nom ; le génie des Médicis brille en vous de tout son éclat.
Source : Gallica

Alfred Emmanuel Roergas de Serviez Neuf jours d'hymen, ou La cour en 1610… (1834)

On transportait son corps, suivant le voeu de sa fille en l'église des Feuillans pour y être inhumé. Henry avait pour la dernière fois assisté à l'office divin dans ce lieu: cette chapelle d'un silencieux monastère avait été la confidente des dernières pensées du père de Léonie.
Passer une partie de ses jours à la recherche d'une félicité que l'on ne peut atteindre, tel est le sort de la plupart des hommes; voir à jamais tarie la source d'un bonheur dont on s'est abreuvé durant quelques heures célestes, c'est le comble de l'infortune! aussi, n'était-ce pas Béatrix qu'il fallait plaindre
Source : Gallica

Alfred Emmanuel Roergas de Serviez Neuf jours d'hymen, ou La cour en 1610… (1834)

Sa fraise de dentelle semblait un large éventail à jour, étalé autour de son cou d'ivoire; de magnifiques girandoles se balançaient à ses oreilles, et les surchargeaient comme des fleurs trop pesantes pour leurs tiges. Le ciel était pur et serein, jamais un plus beau jour n'avait lui sur les tombeaux de nos rois; le riant soleil du printemps versait des torrens de lumière sur cette grande pompe : Arrière et place, clamaient les hommes d'armes au peuple qui fourmillait sur le passage de la fille des Médicis.
Source : Gallica

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