Dominique François Marie de Bastard d'Estang Cour des Pairs. Séance du 29 novembre 1830…

On ne saurait invoquer contre eux la sévérité des mêmes lois dont on ne les admettrait pas à réclamer la protection. Le Code pénal est hors du procès; pour être équitable et conséquent, il faut écarter ses dispositions, puisqu'on ne tient aucun compte de son silence.
Vous aurez donc à examiner, Messieurs, si les faits constatés par l'instruction constituent, non pas aux termes de telle ou telle loi, mais selon la raison et le sens naturel des mots, le crime de trahison.
Source : Gallica

Dominique François Marie de Bastard d'Estang Rapport fait à la Cour des Pairs… (1820)

Restaurateurs de toutes nos libertés, les Bourbons en apparaissant sur le sol de la France, désarmèrent vingt Rois nos ennemis. C'est à nous, que la raison et la vérité éclairent, de dissiper les erreurs ou les préventions qu'enfante la malveillance, et de développer dans le coeur des peuples cet amour pour le Roi, ce respect pour nos Princes, tous ces sentimens enfin que la reconnaissance impose aux Français , comme un véritable devoir. Les nations aussi, Messieurs, sont tenues d'être justes.
Source : Gallica

Dominique François Marie de Bastard d'Estang Cour des Pairs. Séance du 29 novembre 1830…

Ce n'est pas ici un de ces principes étroits, un de ces axiomes de procédure dont la Cour des Pairs peut s'affranchir; c'est une des règles fondamentales de l'ancienne justice de France, de cette justice à laquelle tous les peuples ont rendu hommage, et qui a dû une partie de son lustre aux travaux des membres du ministère public appelé à éclairer le magistrat et à le diriger dans la voie de la justice et de l'impartialité.
Source : Gallica

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