Jean-Baptiste Venot,  De la pseudo-syphilis chez les prostituée… (1859)

“ Ce n'est qu'avec une incroyable difficulté que nos habituées, qu'une complication morbide nous oblige parfois d'y évacuer, sont reçues et soignées dans ce splendide asile, où devrait pourtant régner l'égalité de la douleur; –d'où nous inférons aisément la brusque fin de non-recevoir prononcée contre tout envoi du dispensaire de salubrité. L'appareil génital de ces malades offre des lésions : ces lésions doivent être, sont syphilitiques, voilà le mot d'ordre; et comme pour beaucoup de gens, tout ce qui est syphilitique peut être guéri, on décrète le rejet sur l'hôpital Saint-Jean. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Venot,  De la pseudo-syphilis chez les prostituée… (1859)

“ La syphilis, extirpée dans ses jets d'origine, continuera la marche descendante qu'ont déjà imprimée à ses accidents les plus graves, l'hygiène et la thérapeutique des derniers temps. Avec les perfectionnements introduits dans ces deux importants chapitres de la science humaine, nul doute que de nouveaux avantages ne soient obtenus, et que le mal, successivement réduit à ses manifestations les plus simples, n'arrive, sinon à sa suppression absolue et définitive, mais devienne une indifférente calamité sociale dont l'art de guérir n'aura plus à se tant préoccuper. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste Venot,  Rapprochements statistiques entre les deux prostitutions… (1857)

“ Malgré tout cependant, quand le virus prend ses franchises au sein d'une opulente débauche ou que sa furie se déploie dans l'ombre d'un fangeux dénùment, alors il redevient le Protée hydrophobe des monographies du XVIe siècle, la lèpre des anciens, l'éléphantiasis de Rhazès et d'Avicenne, l'ulcère contagieux du mozambique, la syphilis océanienne, si l'on veut; enfin, on se retrouve face à face avec toutes les hideurs fabuleuses de ce mal maudit. ”
Source : Gallica

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