Joseph Lévy Boullier

Élements biographiques

Joseph Lévy Boullier De l'Asile accordé aux vaisseaux de guerre des belligérants dans les ports neutres (1912)

L'hospitalité maritime, qui ne pouvait, sans arbitraire et sans péril, se fonder sur la souveraineté, qui ne pouvait, sans flottements et sans imprécision, s'appuyer sur la raison d'humanité, trouve ainsi son véritable fondement : le droit à la liberté de navigation.
C'est de ce droit que se déduit l'asile, non pas comme une faculté, mais comme un devoir. « De l'asile « que les belligérants peuvent exiger dans les ports et « dans les mers neutres », écrivait, il y a plus d'un siècle, Azuni (2) .
Source : Gallica

Joseph Lévy Boullier De l'Asile accordé aux vaisseaux de guerre des belligérants dans les ports neutres (1912)

L'Etat belligérant, lésé par la tolérance coupable d'un Etat neutre, ne possède par contre aucun moyen direct d'assurer la réparation du préjudice dont il souffre.
Il n'a d'autre ressource que de réclamer à l'Etat en faute, réparation soit par la remise des choses en l'état où elles étaient avant la violation de neutralité, soit par le payement d'une indemnité proportionnée au dommage.
L'exemple le plus illustre de réparation pécuniaire pour manquement aux devoirs de la neutralité est fourni par le différend anglo-américain né au cours de la guerre de Secession.
Source : Gallica

Joseph Lévy Boullier De l'Asile accordé aux vaisseaux de guerre des belligérants dans les ports neutres (1912)

La seule différence est que l'égalité de tolérance profite au belligérant dépourvu qui a besoin de se ravitailler en port neutre, tandis que l'égalité d'interdiction tourne à l'avantage du belligérant pourvu, qui, se suffisant à lui-même, se réjouit de voir refuser à son adversaire ce dont il n'a pas besoin pour lui-même.
Ainsi, pour M. Albéric Rolin, la liberté de tolérance est la règle, sauf les exceptions que suggère l'intérêt même de l'Etat neutre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature