Paterne Berrichon,
Jean-Arthur Rimbaud
“ Et se poursuit la confidence, en laquelle, toujours par la bouche de la « vierge folle », « l’époux infernal », Rimbaud, fait de lui même, sans ménagements aucuns, un portrait dont la couleur hurle de chasteté et de spiritualité et où l’on voit que, sur le bord du gouffre de la chair, il n’a pas le vertige. Écoutons : Je suis esclave de l’Époux infernal, celui qui a perdu les vierges folles. C’est bien ce démon-là. Ce n’est pas un spectre, ce n’est pas un fantôme. Mais moi qui ai perdu la sagesse, qui suis damnée et morte au monde, — on ne me tuera pas ! ”

