Paul-Claude Dubost

Élements biographiques

Paul-Claude Dubost Études agricoles sur la Dombes… (1859)

De tels faits qui, dans des limites plus ou
moins grandes, ne sont pas rares en Dombes, montrent assez ce qu'y est la vie de l'homme et ce que doit y être la puissance de travail.
Le côté moral de la population n'est guère plus séduisant que le côté physique. L'esprit d'initiative, la prévoyance, l'intelligence, toutes ces qualités qui constituent au profil d'une population un capital sérieux, ne sont pas le lot du Dombiste. Enervé par son climat, il n'a ni l'énergie morale nécessaire pour sortir de sa situation, ni le désir, ni même l'espoir d'y échapper.
Source : Gallica

Paul-Claude Dubost Études agricoles sur la Dombes… (1859)

La rente des étangs, il est vrai, est plus élevée que la rente du sol en culture. Mais cet avantage qui n'est qu'apparent,– car je démontrerai plus tard que l'infériorité de production et par conséquent la faiblesse générale de la rente en Dombes est due exclusivement à l'influence des étangs sur la culture, –cet avantage apparent, dis-je, ne profite en rien à la Dombes.
Les neuf dixièmes de la rente payée au capital foncier par la culture des étangs vont alimenter le luxe des villes ou grossir les bénéfices de l'industrie; il n'en revient rien ou à peu près rien au pays d'étangs.
Source : Gallica

Paul-Claude Dubost Études agricoles sur la Dombes… (1859)

Nous savons déjà que ces travaux s'exécutent à la fois par des ouvriers étrangers et par les ouvriers du pays, que les salaires de la moisson et du battage se paient en nature et s'élèvent aux dix-neuf centièmes du produit brut de la récolte. Nous savons, en outre, que cette part du produit qu'on appelle affanures est répartie par portions égales entre les ouvriers qui ont concouru régulièrement aux travaux de la moisson et du battage, et que ce n'est qu'après le prélèvement
des affanures et des semences que le partage s'opère entre le propriétaire et le métayer.
Source : Gallica

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