Pierre-Léon Fournier

Élements biographiques

Pierre-Léon Fournier Le Second Empire et la législation ouvrière… (1911)

« La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire. Elle n'a de richesse que ses bras, il faut donner à ses bras un emploi utile pour tous. Elle est comme un peuple d'ilotes au milieu d'un peuple de sybarites. Il faut lui donner une place dans la société et attacher ses intérêts à ceux du sol. Enfin, elle est sans organisation et sans liens, sans droit et sans avenir, il faut lui donner des droits et un avenir et la relever à ses propres yeux par l'association, l'éducation et la discipline. » Extinction du paupérisme.
Source : Gallica

Pierre-Léon Fournier Le Second Empire et la législation ouvrière… (1911)

Par l'association de crédit, il apprendra à bénéficier des bienfaits du capital ; par l'association de production, il se réconciliera avec la concurrence qui lui sera devenue nécessaire, et avec les machines qui, en augmentant sa production accroîtront ses bénéfices. Ce qui l'irrite et le livre aux suggestions du désespoir, c'est la fatalité qui semble peser sur l'inégalité des situations. Qu'il puisse lutter à armes égales, qu'il puisse se relever par son travail et son industrie, et bientôt il renoncera à demander à la violence les moyens d'émancipation que la liberté a mis entre ses mains.
Source : Gallica

Pierre-Léon Fournier Le Second Empire et la législation ouvrière… (1911)

Là où Guizot voyait « l'anarchie intellectuelle », où chacun rêvait de refondre et de réédifier la société entière, l'idée de l'Etat tuteur était à la base de tous les systèmes. En 1838, l'Académie des Sciences Morales et Politiques ayant proposé pour
que jamais. C'est la faim qui l'oblige à défaut de la loi; car quelle sorte d'égalité se rencontre entre le travailleur qui est forcé d'accepter pour avoir du pain le travail qu'on lui offre aux conditions qu'on y met, et le capitaliste qui peut attendre que la faim lui livre sa victime.
Source : Gallica

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