Adolphe Jullien,
Revue des Deux Mondes
“ Un jour pourtant, il revint, et, ne trouvant pas l’éditeur au gîte, il lui laissa pour memento gracieux la jolie pièce qui suit : A M. Eugène Renduel. SONNET Quand le raisin est mûr, par un ciel clair et doux, Dès l’aube, à mi-coteau, rit une foule étrange. C’est qu’alors dans la vigne, et non plus dans la grange, Maîtres et serviteurs, joyeux, s’assemblent tous. A votre huis, clos encor, je heurte. Dormez-vous ? Le matin vous éveille, éveillant sa voix d’ange. Mon compère, chacun en ce temps-ci vendange ; Nous avons une vigne : — eh bien ! vendangeons-nous ? ”
