Résumé

Alexandre-Henri Tessier Faits et observations, sur la question de l'exportation des mérinos et de leur laine hors du territoire français… (1814)

L'intérêt bien entendu des consommateurs est au contraire que l'industrie de l'éducation des mérinos prospère en France. Plus elle y prospérera , et plus la spéculation invitera à s'y livrer ; plus il y aura de producteurs , plus leur concurrence fera baisser le prix des laines ; moins donc le consommateur les paiera, jusqu'à ce que les choses en soient venues au point que les prix de vente n'offrent plus que les bénéfices naturels au genre de la spéculation ; c'est ce qui arrive à toutes les manufactures , à tous les genres d'industrie, et ce qui est dans l'intérêt général.
Source : Gallica

Alexandre-Henri Tessier Faits et observations, sur la question de l'exportation des mérinos et de leur laine hors du territoire français… (1814)

S'il laisse les manufacturiers exercer une influence illimitée sur la législation, ils auront soin qu'aucune matière première ne sorte, et qu'aucun objet manufacturé ne puisse entrer. De même les commercans voudront qu'on laisse entrer et sortir tout indistinctement ; peut-être même ne seroient-ils pas fâchés de voir l'agriculture se borner- aux productions les plus grossières, et les fabriques éviter toute imitation de l'industrie étrangère, afin qu'on ait besoin de leur ministère pour les jouissances de la vie et toute espèce de luxe.
Source : Gallica

Alexandre-Henri Tessier Faits et observations, sur la question de l'exportation des mérinos et de leur laine hors du territoire français… (1814)

Il est de principe que la concurrence, excepté dans les cas de fantaisie, place les denrées à leur vraie valeur. Or, il n'y a pas en France de concurrence suffisante pour les mérinos et les laines superfines. Quant aux laines, quelques fabricans seulement, en crédit, et tenant les autres dans leur dépendance, et parfaitement d'accord entre eux, conspirent pour les accaparer, et en obtiennent aux prix qu'ils veulent, des cultivateurs isolés, qui ne peuvent s'en défaire autrement, et ont besoin de vendre pour payer l'impôt et leurs propriétaires.
Source : Gallica

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