Alfred Piétremont

Résumé

Alfred Piétremont Mémoires de M. Alfred Piétremont… (1865)

A notre avis, le cantonnier, qui n'est aujourd'hui, nous le répétons, qu'un manœuvre, devrait être élevé au rang de fonctionnaire public, et, conformément au décret impérial, devrait être de la part du Gouvernement l'objet d'une constante et paternelle sollicitude. Et pourtant nul employé civil n'est plus délaissé, plus abandonné à lui-même; nul n'est moins considéré par toutes les classes d'hommes auxquelles le cantonnier, par sa position sur les routes, est appelé constamment à se mêler, et nul pourtant n'a plus besoin de considération.
Source : Gallica

Alfred Piétremont Mémoires de M. Alfred Piétremont… (1865)

Pour arriver à un résultat contraire, il faudrait faire un choix d'hommes intelligents et les traiter assez bien pour les attacher à leur travail, qu'ils accompliraient avec goût, c'est-à-dire avec succès, dès le jour où ils seraient fiers d'appartenir au corps impérial des ponts et chaussées, auquel ils se croient et sont, en effet, complétement étrangers. Si je demande l'amélioration du sort des captonniers, c'est que je connais par expérience leurs besoins, comme je connais leurs défauts et leurs vertus, étant à leur tête depuis seize ans.
Source : Gallica

Alfred Piétremont Mémoires de M. Alfred Piétremont… (1865)

M. Piétremont a donc pensé qu'il était possible d'éviter ce double inconvénient, en établissant aux frais de l'État une résidence pour les cantonniers au milieu même de leur canton. Ce serait tout à la fois, dit-il, une économie pour l'État, qui gagnerait en travail le temps dépensé en locomotion, une amélioration importante pour le cantonnier, qui pourrait alors prendre ses repas chez lui, et aurait les bras d'autant plus dispos que ses jambes seraient plus alertes ; un refuge enfin pour le voyageur, que l'isolement de certaines routes expose parfois à tant de mésaventures.
Source : Gallica

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