Alph. Cellarius

Résumé

Alph. Cellarius Simple observation sur la France… (1841)

Aujourd'hui que chaque soupir est répandu par la presse dans l'Europe entière, que les peuples rivalisent entr'eux d'intelligence, qu'ils ont le sentiment de leurs droits et de leurs forces, l'ascendant moral s'est substitué à la force matérielle, et la dignité du caractère a remplacé la rouerie de l'oeil-de-boeuf. — Quoi de plus simple alors, que les fonctions de ministre soient devenues plus difficiles? L'imagination s'effraie de toutes les conditions exigées aujourd'hui pour constituer un bon ministre des affaires étrangères.
Source : Gallica

Alph. Cellarius Simple observation sur la France… (1841)

Mais, me dira-t-on, vous prêchez l'hérédité de la pairie, abolie par nos lois, repoussée par nos moeurs. C'est vrai, et j'en conviens. Cependant, s'ensuit-il de ce qu'une chose légitime en elle-même et utile dans son application, soit mauvaise par cela seul qu'elle répugne à l'amour-propre d'autrui ? C'est une erreur, un fatal préjugé que de prétendre que parce que tel corps politique est héréditaire, il sera hostile aux intérêts du pays et l'ennemi né des classes inférieures, préoccupé seulement de sa propre grandeur, et avide à rechercher les faveurs du pouvoir.
Source : Gallica

Alph. Cellarius Simple observation sur la France… (1841)

L'art. 23 de la Charte énumère tous les cas d'admissibilité à la pairie. Ainsi, le savoir, le talent, la fortune (enfans de leurs oeuvres) , comprenant tout ce que cette auréole a de grand, de noble, de méritoire et surtout de légitime, tendent sans cesse à l'acquérir et à en transmettre les fruits à leur tour. Ils en ont le droit. Le caractère, une volonté forte et opiniâtre leur en procurent les moyens.
Dans le premier fait réside le principe sacré de la conservation représenté par la Chambre des Pairs. Le dernier nous révèle le désir de l'acquérir.
Source : Gallica

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