Alphonse Esquiros,
L’Angleterre et la Vie anglaise…
“ Il y a quelque chose de plus triste que l’ivresse elle-même, c’est le désir de l’ivresse. Il n’est pas rare de rencontrer dans les rues de Londres, à la porte d’un public-house, un vieillard pâle, d’une quarantaine d’années, aux yeux dilatés par la convoitise, aux mouvemens épileptiques, aux vêtemens en haillons, qui regarde d’un air morne et fasciné les pots de bière auxquels d’heureux mortels, ses frères, suspendent avidement leurs lèvres. On dirait le spectre de Tantale. Il y a des temps de l’année où l’ivresse est périodique, car l’Anglais se montre réglé jusque dans ses excès. ”
