Charles Saint-Nexant de Gagemon

Résumé

Charles Saint-Nexant de Gagemon De la Gloire militaire du maréchal Ney… (1854)

L'intrépide maréchal Ney ne pouvait se consoler de quelques paroles peu convenables qu'il avait essuyées de Murat dans la récente altercation qu'il avait eue avec lui. Murat, comme importuné de raisonnements trop longs, lui avait dit qu'il ne comprenait rien à tous les plans qu'on lui exposait, et qu'il avait l'habitude de ne faire les siens qu'en face de l'ennemi. C'était la réponse superbe qu'un homme d'action aurait pu adresser à un vain discoureur.
Source : Gallica

Charles Saint-Nexant de Gagemon De la Gloire militaire du maréchal Ney… (1854)

L'empereur Napoléon 1er, inquiet de l'isolement où se trouvait la division Dupont sur la rive gauche du Danube, confia au maréchal Ney, avec le périlleux honneur de rétablir le pont d'Elchingen, seul moyen de nous assurer la possession des deux rives de ce grand fleuve, la mission aussi difficile que hardie de s'emparer du village et du couvent d'Elchingen, lesquels, s'élevant en amphithéâtre, étaient défendus par vingt mille hommes déterminés, et, en outre, pourvus d'une formidable artillerie.
Source : Gallica

Charles Saint-Nexant de Gagemon De la Gloire militaire du maréchal Ney… (1854)

Dans cette attaque décisive, où le maréchal Ney lia de la manière la plus ingénieusement stratégique ses mouvements avec les opérations du duc de Trévise, on réussit a faire plier l'ennemi, et, après lui avoir enlevé sa précieuse redoute de Freyberg, on le fit sans cesse reculer jusqu'à l'entrée de la nuit. Il profita de l'obscurité, qui mit fin au combat de cette première journée, pour rallier ses colonnes dispersées et nous abandonner un champ de bataille couvert de quatre mille hommes tués ou blessés, et sur lequel nous recueillîmes plus de 2,000 prisonniers.
Source : Gallica

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