Résumé

De la république, fondée sur l'équilibre des pouvoirs… (1850)

Supposer la nécessité de l'esclavage, n'est-ce pas, en effet, détruire la théorie de l'égalité des droits? Séquestrer plus de la moitié de la souveraineté nationale, sous le titre de populace vile et séditieuse, dans une subdivision où elle serait réduite à la nullité des suffrages , n'est-ce pas violer l'égalité des droits? Soumettre la majorité du peuple à l'esclavage ou à une paralysie politique pour rendre souveraine la minorité, n'est-ce pas détruire le dogme de la volonté générale?
Source : Gallica

De la république, fondée sur l'équilibre des pouvoirs… (1850)

Vous me rendrez la justice de croire, Représentant du Peuple, que je ne suis pas plus partisan de ce système, comme on l'entend, avec des grands et des privilégiés, que de la théorie de l'égalité des droits par l'exercice de la volonté générale. Si l'une détruit rapidement l'ordre des propriétés par les troubles de l'anarchie, l'autre l'altère, et parvient à le détruire à la longue par la main de fer de la tyrannie. On a mal senti la haute importance du système propriétaire, permettez-moi cette expression, sous le rapport de l'organisation sociale et de la subsistance des peuples.
Source : Gallica

De la république, fondée sur l'équilibre des pouvoirs… (1850)

La cause principale du peu de progrès de la science politique, est due aux charmes des idées simples. L'homme aime tant à ne voir que d'une manière direcle, et il lui est si pénible d'analyser les idées complexes, que tout ce qui est simple et en ligne droite lui semble être fondé sur la nature; comme si la nature ne procédait pas, au contraire, en toutes choses, par le mélange des éléments variés de la matière et des formes. Telle est la cause singulière qui séduit les partisans du mot démocratie et du mot royauté. Les premiers voient une idée simple dans la sanction des lois par le peuple.
Source : Gallica

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