Résumé

Joseph Rey Des Bases d'une constitution, ou de la Balance des pouvoirs dans un État… (1815)

Malgré la force de ces motifs, il nous est impossible de dissimuler notre répugnance à l'admission, de tels principes, et surtout de celui de l'hérédité dans l'une des chambres de la législature. Il ne faut point admettre, sans la plus impérieuse nécessité, toute institution qui s'écarte des véritables principes. C'est déjà un grand malheur d'être forcé, pour le repos des États, de s'en écarter en ce qui touche l'hérédité du Trône. Il faudrait avoir la certitude qu'il n'existe point d'autre moyen de balancer les autres pouvoirs, pour admettre la Pairie héréditaire.
Source : Gallica

Joseph Rey Des Bases d'une constitution, ou de la Balance des pouvoirs dans un État… (1815)

Nous avons vu pareillement que, dans l'intérêt même de la souveraineté nationale , on était forcé, par la nature des choses, à n'en confier l'exercice qu'aux individus qui sont présumés ne devoir point en tourner l'effet contre le but de l'association. C'est ce puissant motif qui, pour la confection des lois secondaires, a conduit les peuples modernes au principe de la représentation nationale ; mais serait-il donc possible que pour la sanction des lois fondamentales, des lois primitives, on exigeât moins de garanties de la part des individus qui doivent accorder cette sanction ?
Source : Gallica

Joseph Rey Des Bases d'une constitution, ou de la Balance des pouvoirs dans un État… (1815)

Une seule assemblée, sur-tout quand elle est nombreuse, est trop portée à devenir tumultueuse et à abuser de ses pouvoirs. Ses erreurs sont alors trop funestes, puisqu'elles sont irréparables. D'ailleurs, du choc de discussions répétées jaillit plus amplement la lumière, la crainte d'une utile contradiction rend une assemblée plus circonspecte, une lenteur salutaire mûrit davantage les projets, et de ce concours d'effets naît une plus grande sagesse dans les décisions.
Source : Gallica

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