Résumé

E. Ricard-Farrat Projet de constitution, offert à son pays et soumis à l'examen de ses concitoyens… (1831)

S'il était nécessaire dans un état démocratique qu'un pouvoir dominât les autres, ce ne pourrait être que celui qui représenterait la généralité de la nation; mais il serait trop dangereux qu'un corps permanent exerçât pour elle la souveraine puissance qui ne peut et ne doit se produire que par la nation elle-même, et ce serait exposer la liberté au plus grand des périls.
Source : Gallica

E. Ricard-Farrat Projet de constitution, offert à son pays et soumis à l'examen de ses concitoyens… (1831)

De la droiture, du tact, du désintéressement, valent bien la science; et le peuple n'en manque pas chez nous. Oserait-on parler de sa pauvreté et vouloir faire croire à la facilité de l'exploiter ?... Que le haut peuple dise s'il prétend le disputer à ceux dont il veut se distinguer, en vénalité ou en désintéressement, en égoïsme ou en dévouement? Ah! cessez de calomnier et d'outrager le bas peuple, égoïstes aristocrates ; en lui se trouve la partie la plus saine et la plus vertueuse de la nation ; en lui seul est l'espoir de la patrie!
Source : Gallica

E. Ricard-Farrat Projet de constitution, offert à son pays et soumis à l'examen de ses concitoyens… (1831)

Si le pouvoir unitaire devait être héréditaire, constituant alors un élément social, une existence nationale, tout ce qui appartiendrait à celui qui l'exercerait, et tous ceux qui devraient hériter de ses droits et de ses prérogatives, ou en participer , devraient être à la disposition absolue de la nation ; c'est-à-dire qu'en dehors des droits et des prérogatives qui constituent ce pouvoir, la nation doit avoir action complète sur eux: car ceux qui sont identifiés avec lui, étant hors du droit commun, rentrent dans le système où tout citoyen se doit complètement à l'état
Source : Gallica

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