Edmond-Joseph Proyart

Résumé

Edmond-Joseph Proyart De Retentionibus dotis : droit romain… (1869)

Lorsque le contrat de mariage impose au mari l'obligation de faire emploi des sommes dotales, le défaut d'emploi deviendrait-il une cause de séparation de biens ?
Nous ne le croyons pas : l'article 1443 est limitatif dans ses termes : il faut que la dot de la femme soit compromise: or, si le mari, ne faisant pas d'ailleurs emploi des sommes dotales, les conserve et s'abstient de les dissiper, on ne peut pas dire qu'il mette la dot sérieusement en péril; donc il n'y a pas lieu à séparation de biens.
Source : Gallica

Edmond-Joseph Proyart De Retentionibus dotis : droit romain… (1869)

La séparation de biens telle qu'elle est organisée par nos lois, répond, ainsi qu'on peut le voir, aux plus impérieuses nécessités sociales. Veut-on la considérer comme un régime de convention : elle fournit alors dès l'origine, des garanties à la femme, contre l'administration inconsidérée d'un mari soit inhabile, soit malhonnête. Les familles respectives des parties sont mieux placées que personne pour apprécier ce que l'avenir promet, et les gages d'espérance ou de crainte qu'il peut contenir.
Source : Gallica

Edmond-Joseph Proyart De Retentionibus dotis : droit romain… (1869)

L'article 1443 in fine du Code Napoléon commence par poser en principe la nécessité de faire prononcer en justice la séparation de biens : «Toute séparation volontaire est nulle, » dit cet article.
C'est qu'en effet, il y a là une modification des plus graves apportée aux conventions matrimoniales ; et si l'intervention de la justice n'avait pas été exigée, la séparation de biens aurait pu devenir pour les époux un moyen de soustraire frauduleusement aux créanciers du mari des biens qui forment naturellement leur gage aux termes du droit commun (art. 2092) .
Source : Gallica

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