Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Les Secrets de l'oreiller.... Tome 4 (1858)

LA DUCHESSE DELLA SORGA. — Malheur à moi ! malheur à moi I j'ai pour toujours perdu le respect et rattachement d'Ottavid ; il ne sera, plus pour moi le fils dont, malgré le désordre de mes moeurs, la tendre vénération était si chère et si douce à mon coeur. Mon fils sera désormais pour moi un juge inexorable, devant qui je serai toujours forcée de baisser les yeux. En vain j'aurai imposé, j'imposerai à tous, à force de ruse et d'hypocrisie, l'estime et la déférence ; que m'importe, hélas ! Ottavio possède maintenant les honteux secrets de ma vie.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Les Secrets de l'oreiller.... Tome 4 (1858)

Aussi ne blâme-t-il pas la sévérité du jugement des hommes à son égard ; on doit le croire coupable; il a lui-même avoué le crime dont on l'accusait ; voilà pourquoi il ne se révolte pas contre les mépris, qu'il endure; il en a souffert, il en souffre, et c'est tout ! Oh! mon Wolfrang, que de millions, que de millions donnerait le banquier millionnaire, cause unique des affreux malheurs de la famille du repris de justice, pour jouir de la sérénité d'âme de sa victime !
— Sylvia, ange aimé, coeur adorable!
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Les Secrets de l'oreiller.... Tome 4 (1858)

Ah! tu dis vrai, mon Wolfrang, le vice Ou le crime heureux ont seuls des remords, ou du moins cruellement conscience de leur indignité. Ou bien, si ce remords, si cette conscience leur manquent, les scélérats, les vicieux, les égoïstes, sont tôt ou tard forcément, fatalement châtiés par les conséquences mêmes de leur scélératesse, de leurs vices ou de leur égoïsme. Vois ce Luxeuil : quelle sera sa punition, me disais-tu ce soir, ma Sylvia? Ce misérable a déshonoré M. Lambert, porté le trouble, la douleur dans ce foyer jusqu'alors paisible et heureux
Source : Gallica

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