Résumé

F.-B. d’Avricourt Un Chemin de fer à travers les Andes

À première vue, il semble impossible d’aller plus loin, car un peu au-dessus de Mantucana la vallée disparaît complétement, et, seul au fond d’un ravin, le Rimac roule ses eaux écumantes entre les parois élevées de ses rives, dont les cimes vont se perdre au milieu des nuages. La vue cherche en vain le chemin, elle ne rencontre partout que les arêtes effilées des montagnes, des gorges étroites et profondes, le roc dur et sec. Quelquefois seulement le torrent ralentit son cours et forme quelque petite vallée où l’Indien a bâti sa chaumière, utilisant les eaux pour arroser son champ.
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Tel est le tableau des richesses que renferme ce merveilleux pays, richesses agricoles, richesses forestières, métallurgiques, minérales, tout enfin, car rien n’y manque qu’une population de travailleurs assez nombreuse pour les mettre en valeur. Malheureusement l’indépendance, en apportant au Pérou une ombre de liberté, n’a point développé dans la nation, comme au Chili, le goût du travail, qui est la première condition de l’existence d’un peuple.
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Il est cependant peu de pays dans le monde où la nature se soit montrée aussi prodigue. La côte, dont l’aspect désolé produit une si désagréable impression sur le voyageur qui arrive au Pérou, la côte elle-même n’est point aussi aride ni aussi déshéritée qu’on pourrait le croire au premier abord : ce sable, en apparence si ennemi de toute végétation, est au contraire une terre vierge qui, sans engrais d’aucune sorte, rend au centuple ce qui lui est confié lorsqu’on peut y conduire un peu d’eau.
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