F.-B. d’Avricourt, Un Chemin de fer à travers les Andes
“ À première vue, il semble impossible d’aller plus loin, car un peu au-dessus de Mantucana la vallée disparaît complétement, et, seul au fond d’un ravin, le Rimac roule ses eaux écumantes entre les parois élevées de ses rives, dont les cimes vont se perdre au milieu des nuages. La vue cherche en vain le chemin, elle ne rencontre partout que les arêtes effilées des montagnes, des gorges étroites et profondes, le roc dur et sec. Quelquefois seulement le torrent ralentit son cours et forme quelque petite vallée où l’Indien a bâti sa chaumière, utilisant les eaux pour arroser son champ. ”
