François-Joseph Rabanis

Résumé

François-Joseph Rabanis Notice sur Florimont, sire de Lesparre… (1843)

Pendant que le Captai succombait dans son cachot, il devenait à son tour prisonnier des Espagnols, et se voyait entraîner dans la Vieille-Castille. De telle sorte que les vainqueurs éprouvaient la même destinée que les vaincus, et que tous étaient dans les fers ; les chevaliers limousins à Londres, le Captai dans la fameuse tour du Temple à Paris, et Florimont dans le château de Burgos.
La captivité du sire de Lesparre se rattachait à de graves événements, dont Bordeaux venait d'être le théâtre, et que je dois rappeler aussi brièvement que possible.
Source : Gallica

François-Joseph Rabanis Notice sur Florimont, sire de Lesparre… (1843)

Dans l'histoire imprimée comme dans le manuscrit de Guillaume de Machaut, le sire de Lesparre cède à la crainte et demande grâce, et les auteurs, oubliant ce qu'ils avaient dit précédemment de son audace et de son intrépidité, vont jusqu'à le faire trembler pour sa vie et répandre des larmes devant le roi, le pape, l'empereur Charles iv, et le duc de Milan.
Source : Gallica

François-Joseph Rabanis Notice sur Florimont, sire de Lesparre… (1843)

Riches et pauvres en même temps, oppresseurs et victimes à la fois, toujours obérés et toujours avides, les nobles d'alors étaient exploités par l'usure comme ils exploitaient eux-mêmes leurs vassaux. Aussi le gouvernement anglais prenait-il ses sûretés quand il leur mettait des fonds entre les mains, car ils ne se piquaient pas d'une fidélité scrupuleuse en fait de restitution. D'après un document de l'année 1383, Richard II, voulant faire parvenir 3,500 marcs sterling d'argent au sénéchal de Guienne, pour les besoins de la province, les confia à Florimont, qui se trouvait alors à sa cour.
Source : Gallica

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